Jean-Pierre Hellegouarche: L'anti-franquiste copain de Nathalie Menigon

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Jean-Pierre Hellegouarche: L'anti-franquiste copain de Nathalie Menigon

Message par grand lug le Dim 7 Mar - 18:40

Ce breton indépendantiste, mais aussi basque et corse, rencontre a Toulouse Jean -Marc Rouillan... et puis Fourniret ?

grand lug

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Affaire Fourniret

Message par 6clopes le Dim 7 Mar - 20:29

source: www.intelink.info

Retour sur le parcours criminel de l'un des plus importants tueurs en série français.

===La fin du parcours===

26 juin 2003, Marie-Ascension, une fillette de 13 ans se trouve ligotée à l'arrière d'une camionnette dans la ville de Ciney en Belgique. Heureusement elle parvient à se défaire de ses liens, saute du véhicule lors d'un arrêt et est recueillie par une automobiliste. En chemin, la victime et sa salvatrice croisent la camionnette du kidnappeur, relèvent son numéro de plaque et avertissent la police.

Cet événement marque la fin du parcours criminel de Michel Fourniret, forestier français né le 4 avril 1942 à Sedan dans les Ardennes. Dès le lendemain il est placé sous mandat d'arrêt au parquet de Dinant, sous les inculpations de tentative d'enlèvement et d'attentat à la pudeur sur une mineure.

===Premières interrogations===

Début juillet 2003, le parquet de Dinant indique que Fourniret a des antécédents dans trois affaires d'enlèvements d'enfants. C'est le début d'une longue enquête concernant des affaires non-élucidées d'enfants disparus.

Dans un premier temps, les policiers français s'intéressent au cas Fourniret dans l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin, une fillette de 9 ans, survenue à Guermantes en Seine et Marne, le 9 janvier 2003 (Dont il sera totalement blanchi après enquête) et sur le meurtre de Céline Saison (18 ans) et Mananya Thumpong (13 ans), dont les corps ont été retrouvés en Belgique, dans deux bois non loin de la frontière française.

Dans le courant du second trimestre 2003, plusieurs autres dossiers de tentatives d'enlèvement sont imputés à Fourniret dont celui d'une enfant de 12 ans à Chiny le 22 août 2002, d'une adolescente de 14 ans en février 2000 à la gare de Gedinne et d'une jeune fille à Philippeville en 1996.

===Révélations en série===

Ce n'est que fin juin 2004 que la véritable dimension criminelle du forestier va être révélée aux enquêteurs et au grand public.

Son épouse Monique Olivier, 55 ans, accuse son mari de 9 assassinats en Belgique et en France, dont celui d'Elisabeth Brichet, ainsi que d'un braquage avec violence le 19 janvier 1995 à Jambes, dans un salon de toilettage pour chiens. Elle est immédiatement placée sous mandat d'arrêt pour non-assistance à personnes en danger. Elle se serait décidée à parler à la justice après la lourde peine à laquelle a été condamnée l'épouse de Marc Dutroux dont le procès venait de se terminer en Belgique.

Le lendemain, le 30 juin 2004, Michel Fourniret avoue six assassinats commis entre 1987 et 2001: Isabelle Laville, 17 ans, disparue le 11 décembre 1987 à Auxerre ; Fabienne Leroy, d'une vingtaine d'années, disparue en août 1988 près de Mourmelon ; Jeanne-Marie Desramault, 22 ans, disparue en juin 1989 à Charleville-Mézières ; Elisabeth Brichet, 12 ans, disparue à Saint-Servais (Namur) le 20 décembre 1989 ; Natacha Danais, 13 ans, disparue vers le 20 novembre 1990 à Rezé, au sud de Nantes et dont le corps a été retrouvé poignardé sur une plage de Vendée le 24 novembre 1990 ; Farida Hamiche, compagne de Jean-Pierre Hellegouarche, ancien co-détenu de Fourniret. Il affirme l'avoir tuée en 1990 pour une question d'argent et l'avoir enterrée près de Rambouillet.

Le 1er juillet 2004 c'est de trois autres crimes qu'il s'accuse: celui de Céline Saison, 18 ans, disparue le 16 mai 2000 à Charleville-Mézières et dont le corps a été découvert le 22 juillet de la même année dans un bois à Sugny (Belgique) ; de Mananya Thumpong, 13 ans, disparue le 5 mai 2001 à Sedan et dont le corps a été retrouvé dans un bois de Nollevaux (Belgique), le 1er mars 2002 ; et d'un représentant de commerce tué sur une aire d'autoroute en Bourgogne en 1998 par besoin d'argent.

Les enquêteurs belges lui attribuent également le meurtre d'une jeune fille au pair recrutée dans la région de Bruxelles au début des années 1990 et disparue depuis sans laisser de trace.

===Un passé déjà chargé===

Quelques jours après son arrestation, une partie de la lumière est faite sur la personnalité et sur le déjà lourd passé de Fourniret. Avec son physique passe-partout il avait réussi à se fondre dans le paysage belge. Déjà condamné à trois reprises en France pour des faits de voyeurisme et de violence (En 1966 à Nantes puis en 1973 à Verdun) et pour un viol sur mineurs de moins de 15 ans en juin 1987 dans L'Essonne, il avait déjà passé plusieurs années derrière les barreaux. En 1992, il s'installe à Sart-Custinne, un village des Ardennes belges à une dizaine de kilomètres de la frontière français. Il y vit en toute discrétion avec sa femme et leur fils.

Pendant des années il ne sera jamais inquiété alors que les disparitions d'enfants se multiplient en Belgique au tournant des années 1990. Les autorités belges ne sont pas au courant de son passé de criminel sexuel et il sera même embauché comme surveillant dans une cantine scolaire en 2003.

Lors de ses auditions, Michel Fourniret avoue une «attirance pour la grâce et la virginité des jeunes filles» et donne quelques précisions sur son mode opératoire. Il agit par ruse. Il se promène en voiture, repère sa proie et lui demande son chemin. Là, si la jeune fille refuse de monter à bord pour lui indiquer le chemin, il fait mine de se vexer. Finalement, la jeune fille suit. Ensuite, il ramène la fille à la maison, où il y a des actes à caractère sexuel, puis, dans les 24 ou 48 heures, il la supprime, généralement par étranglement, parce qu'il ne sait pas quoi en faire.

===Les fouilles commencent===

Dès le 3 juillet 2004 les premières fouilles d'une longue série vont débuter au château de Sautou à Donchery dans les Ardennes françaises qui fût la propriété de Fourniret.

Sur les indications du tueur présumé, les enquêteurs vont y chercher les corps de deux victimes: Elisabeth Brichet et Jeanne-Marie Desramault . Enterrés par Michel Fourniret à l'aide d'une grue, ils seront découverts en fin de journée. Ce sont là les premières preuves matérielles des crimes avoués par Fourniret et son épouse.

A cette période, la police française va se pencher sur une trentaine de disparitions ou d'homicides non élucidés en France, pour vérifier une éventuelle implication du tueur en série présumé. Parmi ces dossiers, figure la disparition de la petite Marion Wagon, à Agen en novembre 1996.

===Encore des aveux===

Dans sa série d'aveux, le forestier déclare avoir jeté le corps d'Isabelle Laville, une adolescente de 17 ans disparue le 11 décembre 1987 à Auxerre, au fond d'un puit, dans une sorte de transformateur désaffecté.

Par contre, en dépit des accusations de sa femme et des doutes des enquêteurs belges et français, il nie farouchement tout crime entre1990 et 2000. Cependant, quelques jours plus tard il fait un dixième aveu: Il prétend avoir enlevé et violé une jeune française d'origine africaine dans la région de Sedan en 1998 en lui laissant la vie sauve.

Le 21 juillet 2004, alors qu'il refuse sa demande d'extradition volontaire vers la France, de nouvelles fouilles sont organisées à Sart-Custinne (sud de la Belgique), dans la propriété des époux Fourniret. Monique Olivier accuse son mari d’y avoir enterré le corps de la jeune fille au pair, disparue en 1993.
D'autres fouilles, toujours menées à Sart-Custinne en septembre 2004 ne donnent pas plus de résultats. Il faut dire que Fourniret nie être l'auteur de cet éventuel meurtre dénoncé par sa femme et ne collabore pas avec la police dans ce dossier.

===D'où vient le butin de Fourniret ?===

Le mystère entourant le butin ayant permis à Michel Fourniret d'acquérir le domaine de Donchéry est levé par Patricia Tourancheau journaliste à Libération. L'argent appartenait au «gang des postiches» et non à un proche d'Action directe comme cela avait été supposé dans un premier temps à cause de l'assassinat de Farida Hamiche, épouse de Jean-Pierre Hellegouarche, un proche de l'organisation terroriste qui fût détenu en compagnie de Fourniret.
En réalité, Gian Luigi Esposito, qui s'était évadé par hélicoptère de la maison d'arrêt de Rome en 1986 en compagnie de membres du « gang des postiches » a connu Fourniret et Hellegouarche en prison en France. Il leur a demandé de mettre la main sur le butin, caché peu après leur évasion de Rome dans un cimetière de la région parisienne.[/b] Mais Fourniret double tout le monde et utilise Hellegouarch et sa compagne Farida qu'il tue pour mettre la main sur l'or.

Il ne reste plus du « trésor des postiches » que l'équivalent de 25 000 euros en pièces espagnoles, canadiennes, mexicaines et louis d'or, retrouvés début juillet 2004 dans une lessiveuse enterrée par Michel Fourniret en Belgique.

===Nouvelles mises en examen et nouvelles fouilles===

Fin septembre 2004, un rapport d'expertise mentale en Belgique conclut que le forestier est responsable de ses actes n'est pas atteint par une maladie mentale.

Les 8 et 9 novembre 2004 de nouvelles fouilles entreprises sous un hangar jouxtant une maison ayant appartenu au tueur en série présumé, à Floing près de Sedan, ne donnent rien. Elles sont motivées par le témoignage de l'ancien voisin de Fourniret, qui a racheté depuis la maison pour y loger sa mère. Ce dernier explique aux enquêteurs que les travaux qui y avaient été effectués en 1988 et 1989 ne lui paraissent "pas rationnels".

Après plusieurs inculpations en Belgique, Fourniret est mis en examen en France pour les meurtres Céline Saison et Mananya Thumpong.

===Le représentant de commerce vivant===

Fin novembre 2004, les gendarmes identifient et retrouvent vivant le représentant de commerce que Fourniret avait prétendu avoir tué. En réalité l'homme qu'il avait laissé pour mort était seulement blessé. Il avait été agressé au fusil en 1987, sur une aire de l'autoroute A6 à Fontainebleau. Sa plainte avait été classée sans suite faute d'indices. Cet événement ramène à 8 et non plus à 9 le nombre de crimes reconnus par Michel Fourniret.

===Reconstitutions et encore des fouilles===

Le mardi 30 novembre 2004 se déroule la reconstitution du meurtre d'Elizabeth Brichet en présence de Monique Olivier. Elle ne permettra pas la mise en évidence d'éléments nouveaux mais confirmera sa participation active dans l'enlèvement alors qu'elle est déjà inculpée en Belgique pour complicité d'enlèvement, de viol et d'assassinat.

De nouvelles fouilles sont entreprises fin juin 2005 à Sainte-Cécile (Florenville) et permettent la mise à jour de restes du corps de Mananya Thumpong qui avait été retrouvé en 2002, mais incomplet.
La reconstitution de l'enlèvement de la jeune fille se déroule sans la présence du suspect qui refuse toute collaboration avec la police.

D'autres fouilles entreprises simultanément dans l'Yonne dans le but de trouver le corps d' Isabelle Laville ne donnent pas de résultats.

La reconstitution de l'enlèvement de Mananya Thumpong a lieu le 29 juin 2005 dans les bois de Nollevaux sans la présence du suspect.

Les justices françaises et belges décident de regrouper dans l'Hexagone tous les dossiers criminels imputés à Michel Fourniret, afin de tenir un procès d'assises unique à Charleville-Mézières en juin 2006.

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Fourniret enfumait le braqueur Hellegouarche

Message par 6clopes le Dim 7 Mar - 20:44

15-05-2008 11:09

Quand Michel Fourniret “enfumait” un braqueur
En 1988, le tueur en série présumé a dérobé le magot du gang des Postiches


Jean-Pierre Hellegouarche (à dr.) a été extrait de prison pour témoigner hier au procès de Michel Fourniret, son ex-codétenu.

L’audition de Jean-Pierre Hellegouarche comme témoin, hier, a fait basculer le procès Fourniret, l’espace de quelques heures, dans le polar rocambolesque. En effet, le tueur en série présumé, qui fut le codétenu d’Hellegouarche dans les années 80, lui aurait subtilisé des dizaines de kilos d’or après avoir tué sa compagne, Farida Hamiche. Hellegouarche, 65 ans, condamné plusieurs fois pour braquage et trafic de stupéfiants, a été extrait de prison pour témoigner.
Compagnons de cellule
Il a raconté comment il avait été “enfumé” par Fourniret, alors qu’il pensait pouvoir s’emparer tranquillement d’un “trésor” ayant appartenu aux braqueurs du fameux gang des Postiches. Le meurtre de sa compagne, Farida Hamiche, est un des huit homicides. Mais, au procès du couple, il n’est évoqué que dans le cadre de l’examen de leur personnalité. Le cadavre n’a jamais été retrouvé, et l’affaire n’a pas été jointe à la série des sept homicides jugés. Hier, l’accusé s’est engagé à aider les enquêteurs à retrouver le corps.
Fourniret et Hellegouarche se rencontrent en 1984. Ils partagent une cellule à Fleury-Mérogis. Le braqueur prend sous son aile ce codétenu discret et en apparence inoffensif. Quand Fourniret est libéré en 1987, les deux hommes restent en contact par le biais de Farida. Plus tard, Hellegouarche, toujours emprisonné, apprend que des lingots d’or appartenant au gang des Postiches ont été cachés dans un cimetière du Val-d’Oise.
En 1988, il demande à son ex-codétenu de récupérer l’or avec Farida. Fourniret s’exécute. Mais un mois plus tard, le butin en poche, il étrangle et enterre Farida dans une zone isolée. Un peu plus tard, grâce au pactole, les Fourniret achètent le château du Sautou dans les Ardennes, qui deviendra le théâtre de plusieurs crimes jugés aujourd’hui à Charleville.

Michel Fourniret a traité Monique Olivier de “connasse” hier, alors que les débats s’attardaient sur leur complicité présumée lors du meurtre de Farida Hamiche. Ce coup de sang s’est produit tandis que son épouse contestait fermement avoir porté des coups de baïonnette à cette jeune femme de 30 ans, qu’il avait tuée en l’étranglant. “C’est un mensonge flagrant, un de plus! a-t-il lancé. Arrête tes conneries merde ! C’est pas vrai cette bonne femme !”

6clopes

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Butin de Fourniret: Gang des postiches ?

Message par 6clopes le Dim 7 Mar - 22:19

Le mystère entourant le butin ayant permis à Michel Fourniret d’acquérir le domaine de Donchéry est levé par Patricia Tourancheau journaliste à Libération. L’argent appartenait au « gang des postiches » et non à un proche d’Action directe comme cela avait été supposé dans un premier temps à cause de l'assassinat de Farida Hamiche, épouse de Jean-Pierre Hellegouarche, un proche de l'organisation terroriste qui fût détenu en compagnie de Fourniret.
En réalité, Gian Luigi Esposito, qui s’était évadé par hélicoptère de la maison d’arrêt de Rome en 1986 en compagnie de membres du « gang des postiches » a connu Fourniret et Hellegouarche en prison en France. Il leur a demandé de mettre la main sur le butin, caché peu après leur évasion de Rome dans un cimetière de la région parisienne. Mais Fourniret double tout le monde et utilise Hellegouarch et sa compagne Farida qu'il tue pour mettre la main sur l’or.

Il ne reste plus du « trésor des postiches » que l'équivalent de 25 000 euros en pièces espagnoles, canadiennes, mexicaines et louis d'or, retrouvés début juillet 2004 dans une lessiveuse enterrée par Michel Fourniret en Belgique.

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