Dans la mouvance de la libération sexuelle: Le FLIP, Front de libération des pédophiles....

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Dans la mouvance de la libération sexuelle: Le FLIP, Front de libération des pédophiles....

Message par 6clopes le Mer 10 Mar - 15:09

Le journal parisien "Libé" face à son passé pédophile

December 4th, 2005

La plus longue grève de son histoire, les journalistes unanimes qui se la jouent solidaires, un silence respectueux entoure les évènements qui secouent la rédaction du quotidien Libération. Alors que l’occasion s’y prête à merveille, personne n’ose la critique envers ce QG suprême de la pensée de gauche, ni même l’interrogation envers les problèmes de financement et encore moins le constat devant l’hémorragie de lecteurs. Sous des dehors militants, Libération a des manières de grande muette.

En ce qui nous concerne, outre le fait que le capital soit en train d’avoir la peau des camarades nous amuse un peu, nous aurions apprécié que les grévistes se livrent à la traditionnelle autocritique et considère l’ouvrage abattu depuis toutes ces années. Nous ne ferons pas ce travail fastidieux à leur place, mais nous permettrons de rappeler à July et à sa clique qu’il y a deux-trois petites choses sur l’ardoise qui n’ont pas été réglées.

Il y en a une, principalement, qui nous reste en travers de la gorge, le soutien ouvert à la pédophilie dans les années 70-80.

Souvenons-nous: Mai 68 a sonné le tocsin puis le glas de l’”ordre moral”, le vieux monde est condamné, la libération sexuelle balaie tout sur son passage, tout même les enfants, les nourissons, Libération se fera le moteur premier de la “révolution sexuelle” et le porte-voix de mouvements tels que le ‘Front de libération des pédophiles‘:

En effet, mai 1977 (republié: Libération 01.03.1979), on lit ceci dans Libération:

« Naissance du « front de libération des pédophiles »
Un nouveau groupe vient de naître: le FLIP (Front de libération des Pédophiles) dont vous pourrez lire ci-dessous la plate-forme constitutive. Qui sont-ils ? Pour l’essentiel, des lecteurs de Libération qui à la suite d’une « lettre ouverte aux pédophiles dans notre édition du 9/2/77 nous firent parvenir un courrier abondant – nous en rapportions quelques-unes dans une double page le 24 mars 77 intitulée: Relations Adultes-Enfants. Le deux avril dernier se tenait à Jussieu une première réunion regroupant une trentaine de personnes. Simple prise de contact. Sans doute, peut-on regretter que l’essentiel des préoccupations ait été d’ordre judiciaire. Il ne fut en effet question que de répression, de défense et de poursuite des pédophiles. Sans méconnaître ces dures réalités, un tel groupe a tout à gagner s’il élargit son champ de réflexions.

Le FLIP (Front de libération des Pédophiles) est né. Quelques objectifs essentiels ont déjà pu être lancés:

— Combattre l’injustice pénale et mener une réflexion critique sur la famille et l’école, fondée sur une analyse politique de la sexualité entre mineurs et adultes.

— S’associer à la lutte des enfants qui veulent changer leur mode de vie et de tout groupe politique qui vise à l’établissement d’une société radicalement nouvelle où la pédérastie existera librement.

— Développer une culture pédérastique qui s’exprime par un mode de vie nouveau, et l’émergence d’un art nouveau.
— Prendre la parole dans des organes d’information qui lui en donnent les moyens et par les voies qui s’imposent.

— Manifester sa solidarité avec les pédophiles emprisonnés ou victimes de la psychiatrie officielle.

La « tyrannie bourgeoise » fait de l’amoureux des enfants un monstre de légende qui croque les chaumières. Nous casserons ensemble monstres et chaumières.

Pour joindre le FLIP, écrivez à Jean-Louis Burckhardt, BP N°361, 75 Paris cédex 02 (ne pas mentionner FLIP sur l’enveloppe, joindre un timbre pour la réponse) ».

Libé définit la pédophilie comme une culture (Libération 10.04.1979) qui cherche à briser la « tyrannie bourgeoise qui fait de l’amoureux des enfants un monstre de légende » (Libération 07-08.05.1977). La rédaction affirme vouloir tout simplement « traiter des relations entre les gens comme des faits de société (…) et ne pas les ghettoïser, en circuits fermés et cinémas spécialisés » (Libération 01.03.1979).

Le 10 avril 1979, le quotidien publiera le plaidoyer de Gabriel Matzneff et Tony Duvert en faveur des “amours minoritaires” (article titré: “Année de l’enfance”…) mais c’est deux mois plus tôt que l’horreur absolue a été atteinte, avec l’interview pleine page, sur deux jours, de Jacques Dugué, violeur d’enfants, et de ses propres enfants, que le journal ne manque pas de louer pour “sa franchise quant à la sodomie”. « Pourquoi un homme n’aurait-il pas le droit d’aimer un enfant? », interroge Dugué qui prend un malin plaisir à se répandre en descriptions obscènes: « Un enfant qui aime un adulte, sait très bien qu’il ne peut pas encore donner, aussi, il comprend et il accepte très bien de recevoir. C’est un acte d’amour. C’est une de ses façons d’aimer et de le prouver. Ce fut le comportement avec moi des quelques garçons que j’ai sodomisés.
Et puis disons les choses comme elles se passent. Il aime ressentir dans son corps, le membre viril de celui qu’il aime, d’être uni à lui, par la chair. Cela donne de grandes satisfactions.
Il a aussi la satisfaction d’être agréable à celui qui le sodomise qui jouit en lui. Cela lui procure aussi une grande joie, car aimer c’est aussi bien donner que recevoir.
Cela peut-être dur à admettre pour des profanes, mais c’est la réalité »; dans un quotidien d’audience nationale… (Libération 25-26.01.1979)

Devant l’horreur de ces déclarations, la société, dans un ultime sursaut “réactionnaire”, brave la dictature de la pensée unique et ose une protestation. L’indéboulonnable Serge July, rédacteur en chef, persiste et signe: En mars 1979, le journal titre triomphalement sur « les outrages de Libération », où July crie à la censure et publie à nouveau, en guise de provocation, l’ensemble des articles ou illustrations qui, en 19 mois, lui ont valu pas moins de 9 inculpations pour outrages aux bonnes mœurs et incitations à la débauche. Accusation “bourgeoises” et contraires à l’idée qu’il se fait d’une presse “innovante”, une presse qui, en l’occurrence, « respecte le mouvement, les mouvements contradictoires et multiples de la vie ». Le monde nouveau que Libération rêvait pour demain devait avoir la pédophilie pour principe…

Parmi ces illustrations, on retrouve cette œuvre du groupe Bazooka reprise de la revue Regards modernes, et montrant une fellation réalisée par une petite fille, sous le titre « apprenons l’amour à nos enfants » (publié le 5-6 /11/1978 dans la page d’annonces « Taules ») ou encore des dessins impliquant des bébés ou une photo mettant en scène de jeunes garçons dans des postures sodomites (Libération 01.03.1977).

En 1981 encore, Libération publie ceci: « Je faisais un cunnilingus à une amie. Sa fille, âgée de cinq ans, paraissait dormir dans son petit lit mitoyen. Quand j’ai eu fini, la petite s’est placée sur le dos en écartant les cuisses et, très sérieusement, me dit “à mon tour, maintenant”. Elle était adorable. Nos rapports se sont poursuivis pendant trois ans ». C’est un homme qui parle. Il s’appelle Benoît. Son interview, titrée « câlins enfantins », est précédée d’une phrase du journaliste: « Quand Benoît parle des enfants, ses yeux sombres de pâtre grec s’embrasent de tendresse ». C’est terrible, illisible, glaçant, et publié dans Libération le 20 juin 1981.

En 1982, Hocquenghem affirme que « La pédophilie n’a jamais été en tant que telle un délit dans le code pénal » (Libération 20.10.1982), elle serait donc licite, en soi…

Tout ça c’est du passé, nous dira-t-on, il y a prescription: Libération – toujours – le 1er mars 2001, publie une apologie de l’éducation pédophile en guise de pétition de soutien au non moins pédophile Daniel Cohn-Bendit:

« Nous sommes les enfants de la révolution sexuelle. Nous avons aujourd’hui des enfants, ou nous espérons en avoir, ou nous en côtoyons et nous disons merci à la génération de nos parents. Nous entendons les médias clouer Cohn-Bendit* au pilori en l’accusant de pédophile. Nous entendons ce qu’il dit, nous entendons ce qu’il décrit et dans ses mots nombre d’entre nous ont l’impression d’entendre et de revoir leurs propres parents. Sommes-nous des enfants de pédophiles?

Nombre d’entre nous ont eu des parents qui se sont promenés nus devant eux, sans doute nous ont-ils laissés toucher leurs seins, leur sexe. Ils ont été heureux quand nous sommes tombés amoureux à la maternelle, quand nous avons embrassé d’autres enfants sur la bouche. Ils nous ont laissés jouer à « touche-pipi ». Que dit Cohn-Bendit? A-t-il évoqué le désir qu’il aurait pu éprouver pour des enfants? A-t-il eu l’intention de les pénétrer? Leur a-t-il demandé des fellations? Non. Ce qu’il raconte, c’est ce que nous ont laissés vivre nos parents -ou que nous aurions aimé que nos parents nous laissent vivre – et c’est ce que nous voulons vivre avec nos enfants. Des enfants qui ont une vie sexuelle – qui l’ignore encore aujourd’hui? – qui éprouvent des désirs, qui ont des questions, des séductions. Bref, non pas des enfants objets pour les adultes, mais bien des enfants sujets dans toute leurs dimensions, y compris celles qui excitent tant les esprits. Les années 70 ont fait des enfants – de nous – des sujets. La révolution sexuelle – y compris dans le domaine de l’enfance – nous a d’abord appris que notre corps nous appartenait. Que nous avions le droit d’en faire ce que nous voulions, avec qui nous voulions. Que, parce que devenus sujets, nous avions le droit de dire « non » à ceux qui désiraient faire autre chose de notre corps et de nos désirs que ce que nous, nous voulions »… Cinq ans après l’affaire Dutroux, Libération n’avait rien oublié, rien appris!

Etc. etc. et encore fait-on grâce des premiers numéro de Gai Pied, des pétitions du FHAR ou des trotskistes, signées par des Fischer, des Jospin, des Lang et autant d’icônes proprettes d’une gauche bien pensante qui doit encore passer à la barre des tribunaux de l’après-guerre sexuelle…

Mais qui a encore besoin de Libération?

* Cohn-Bendit a publié ceci, en 1975, dans Le Grand Bazar: « Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais: “Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas les autres gosses?”. Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même »

Source : www.bafweb.com

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Que reste-t-il de la révolution sexuelle de mai 68 ?

Message par 6clopes le Mer 10 Mar - 15:16

Extrait d'un article paru dans Le Monde du 2001 02 28

"(...) Ancienne secrétaire générale du Syndicat national unitaire des instituteurs (Snuipp-FSU), tendance Ecole émancipée, militante féministe dans les années 70, Danielle Czalczynski se souvient " des discussions souvent vives qui opposaient les hommes et les femmes sur le fait de “jouir sans entrave” même avec les enfants ".

Elle a vécu cette période à travers un double prisme : celui de femme et d'enseignante. " En tant qu'enseignante, j'ai été beaucoup marquée par la découverte des désirs enfantins mais j'étais opposée, en tant que femme, à ceux qui dérivaient sur les rapports entre adultes et enfants, en faisant abstraction du rapport de pouvoir. " Au sein de l'extrême gauche, le combat au sujet des thèses favorables à la pédophilie a en effet été vif. Hervé Hamon rappelle que c'est en partie sur cette question que le groupe Vive la révolution, dirigé à l'époque par Roland Castro et son journal Tout, s'est auto-dissous en 1971. " J'étais rédacteur en chef adjoint de Politique Hebdo et nous avons refusé de passer un entretien avec René Schérer, professeur à Paris-VIII, en raison de ses positions pro-pédophiles", raconte Hervé Hamon. Le docteur Jean Carpentier, auteur en 1971 du tract "Apprenons à faire l'amour", diffusé dans les lycées et qui lui a valu un an d'interdiction d'exercice, évoque de la même manière l'arrêt du périodique Tankonalasanté, revue critique de l'institution médicale face aux tentatives d'un courant favorable à la pédophilie de s'en servir comme vecteur de ses idées.
Au nom des libertés, certains ont défendu la clémence dans certaines affaires de pédophilie. Le psychiatre Gérard Vallès a été signataire, en janvier 1977, aux côtés de Louis Aragon, André Glucksmann, Félix Guattari, Bernard Kouchner, Jack Lang ou Jean-Paul Sartre, d'une pétition demandant la remise en liberté, après trois ans de détention préventive, de trois hommes comparaissant devant les assises des Yvelines pour " attentat à la pudeur sans violence sur mineurs de quinze ans ". (...)"

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Histoire du militantisme pédophile

Message par 6clopes le Mer 10 Mar - 15:27

L'histoire du militantisme pédophile décrit les formes qu'ont prises l'organisation et l'action de certains groupes de personnes ayant pour objectif l'acceptation de la pédophilie et la modification de la perception sociale envers cette attirance sexuelle, considérée comme maladive ou criminelle dans la plupart des sociétés actuelles.
Né aux Pays-Bas, le militantisme pédophile s'est développé en Europe occidentale et aux États-Unis à l'époque de la libération sexuelle et a connu son apogée à la fin des années 1970, tout en étant très mal perçu par la majorité des populations, avant de connaître un déclin marqué de suspicion lorsque les mouvements homosexuels ont cessé de le soutenir et que les sociétés dans lesquelles il s'était développé l'ont rejeté massivement.

Les débuts du militantisme pédophile (1950-1970)

De sa théorisation par Richard von Krafft-Ebing en 1886 aux années 1950, la seule approche de la pédophilie est psychiatrique. En 1955, la parution de Lolita, roman de Vladimir Nabokov qui montre d'une façon très précise comment peut penser un homme attiré par les jeunes filles prépubères permet au grand public de prendre conscience de l'existence de la pédophilie indépendamment de tout désordre psychologique ou de situation sociale instable1. Cependant, il n'existe pas encore d'organisation ni de personnalité visant à faire connaître et accepter la pédophilie.
Constatant le peu de travaux et de connaissances autour de la pédophilie, le peu d'information dont disposent les pédophiles et l'attitude réprobatrice de la psychiatrie envers leur attirance, le Docteur en droit et sénateur Edward Brongersma et le psychologue néerlandais Frits Bernard font ensemble le contact avec le Cultuur en Ontspanningscentrum (Centre de culture et de récréation2, aujourd'hui COC Nederland), association de défense des droits des homosexuels. Brongersma et Bernard ont écrit de 1959 à 1964 plusieurs articles présentant la pédophilie sous un jour positif dans la revue du COC Vriendschap (Amitié), mais la création d'un groupe de travail interne lui est refusée. L'Association néerlandaise pour la réforme sexuelle (Nederlandse Vereniging voor Seksuele Hervorming, NVSH), tête de proue du mouvement pour les libertés sexuelles, a alors une attitude très critique envers les pédophiles.

À la même époque, Bernard fonde à La Haye l’Enclave Kring (Cercle de l'Enclave). Ce groupe se définit comme un mouvement visant à « briser les préjugés sur les conséquences des contacts et relations sexuels entre mineurs et adultes, fournir des informations et conseils à ce sujet et mettre en place un programme d'assistance direct ». Une maison d'édition du même nom est fondée en 1958, afin de propager les idées du groupe. Selon Bernard, l’Enclave Kring devient une organisation internationale, avec des soutiens en Europe Occidentale, au Japon, à New York et Hong Kong, où le psychologue tient des conférences3. Des publications non liées à l’Enclave Kring, comme les revues néerlandaises Vriendschap (COC), Verstandig Ouderschap (La parenté raisonnable, NVSH), la revue allemande Der Weg zu Freundschaft und Toleranz (La voie de l'amitié et de la tolérance) ou danoise Amigo publient des articles présentant le mouvement sous un jour favorable, toujours selon Bernard3. Cependant, l'audience de l’Enclave Kring reste très faible et ne dépasse guère les cercles d'initiés néerlandais ou allemands.

À partir de 1969, en raison de l'évolution sociétale et de la radicalisation des avant-gardes, les positions de la NVSH évoluent, et un groupe de travail sur la pédophilie y est formé5. Ce groupe publie en 1972 Sex met kinderen (Le sexe avec les enfants), ouvrage qui présente le bilan de dix années de recherches sur les relations sexuelles entre adultes et enfants, dans l'optique pro-pédophile du mouvement. L'influence de cet ouvrage est assez grande aux Pays-Bas3 et en Allemagne6, mais hors de ces deux pays, peu de personnes s'intéressent à la défense de la pédophilie avant le milieu des années 1970.

Dès cette époque, les arguments et revendications des militants pédophiles sont fixés. Ceux-ci proclament un relativisme concernant la nocivité de relations sexualisées entre enfants et adultes et souhaitent l'intégration des pédophiles dans la société, la déclassification de la pédophilie des listes de troubles mentaux et l'abolition des majorités sexuelles.

Le militantisme pédophile dans la Révolution sexuelle

Avec la Révolution sexuelle, la recherche sur la pédophilie se développe et les pédophiles peuvent s'exprimer plus librement. Se développe un activisme revendicatif, qui cherche à attirer l'attention des médias pour faire avancer sa cause.

Pays-Bas : une recherche abondante, une société assez réceptive

Au début des années 1970, c'est toujours aux Pays-Bas que sont écrits la majorité des articles sur le sujet (la plupart cherchant à définir l'impact à court et long terme de contacts sexuels entre enfants et adultes sur les premiers), à partir de points de vue théoriques comme pratiques, par Bernard, le psychologue Theo Sandfort, l'avocat et politicien Edward Brongersma ou le psychiatre Frans Gieles. Les données utilisées par ces chercheurs proviennent de pédophiles en analyse et d'entretiens avec des adultes et des jeunes ayant eu des relations sexuelles avec des adultes dans leur enfance ou leur adolescence. Bernard affirme en 19888 qu'à cette époque, en tant que psychologue et qu'expert appelé souvent en cour de Justice, il a parlé à et analysé « plus d'une centaine d'adultes pédophiles et environ trois cents enfants et adolescents ayant eu des contacts sexuels avec des adultes ». Au sein de l'Association Néerlandaise pour la Réforme Sexuelle (NVSH), le Studiegroep Pedofilie (Groupe d'études sur la pédophilie) regroupe des spécialistes de l'enfance, des psychiatres, des juristes, et fournit un important travail d'information.

Le 22 juin 1979, la NVSH, la Ligue Coornhert pour une réforme de la loi pénale, la Confédération humanitaire et des organisations hollandaises, envoient au parlement du pays et au ministre de la justice une lettre et une pétition demandant la légalisation des rapports sexuels consentis entre enfants et adultes9. La pétition est signée par l’Association hollandaise pour l'intégration des homosexuels (COC, la principale organisation homosexuelle du pays) ; la Fédération féministe hollandaise officielle ; tous les cadres du Parti travailliste, alors première force politique du pays, ainsi que de plus petits partis représentés à la chambre basse comme le Parti démocrate-socialiste, le Parti socialiste pacifiste, le Parti démocratique et le Parti radical ; tous les cadres des mouvements de jeunesse des partis libéraux, travaillistes et conservateurs ; un grand nombre d'universitaires, de physiciens, de psychiatres, de psychologues, d'éducateurs, de professeurs ; la Confédération des enseignants protestants ; et quelques personnalités. « Alarmés par le succès de la pétition », les pédopsychiatres de la Société psychiatrique néerlandaise s'opposent à la décriminalisation des rapports sexuels enfants-adultes en arguant que cela risquerait d'affaiblir l'autorité parentale10.
L'année suivante, la COC déclare que la cause des pédophiles est liée à celle des homosexuels et que la libération des homosexuels ne sera jamais complète sans la « libération des enfants et des pédophiles »11. En 1981, la Fondation hollandaise protestante pour un développement familial responsable (PSVG) édite et distribue dans les écoles élémentaires néerlandaises des dizaines de milliers de copies d'un livret illustré intitulé Pedophilia, pour informer les enfants sur ce qu'est la pédophilie.

Europe francophone : le soutien des intellectuels et de la gauche à des militants solitaires

Le statut particulier des intellectuels en France13, qui avait permis à certains écrivains (Henry de Montherlant, André Gide, Roger Peyrefitte, etc.) d'assumer leurs goûts sans être trop inquiétés, et qui le leur permet encore14, permet aussi le développement d'une littérature pédophile à partir de la fin des années 1960, dont Tony Duvert15 et Gabriel Matzneff16 sont les deux principales figures. Leurs œuvres, parfois très crues, sont reconnues par la critique : Duvert obtient le Prix Médicis en 1973 pour Paysage de fantaisie et les romans de Matzneff sont généralement bien accueillis17. À ce travail littéraire, les deux auteurs ajoutent un travail de militant essayiste à partir de 1974, date à laquelle paraissent Le Bon sexe illustré, essai de Duvert paru aux Éditions de Minuit stigmatisant les méthodes d'éducation sexuelle en France, et plus globalement, d'éducation18, Les Moins de 16 ans, pamphlet de Matzneff dans lequel celui-ci exalte l'amour des jeunes adolescentes, se justifiant par la littérature, et aussi Émile perverti traité d'anti-éducation écrit par l'universitaire et philosophe René Schérer.

Ce foisonnement théorique, qui s'inscrit dans une perspective révolutionnaire plus que dans la justification d'un goût particulier, est assez bref. En 1976, Schérer et Guy Hocquenghem dirigent un numéro de la revue Recherches sur l'enfance et l'éducation, « soutenu notamment par Michel Foucault et François Châtelet [et qui] marque sans doute l'apogée de ce type de discours » intellectuel sur la pédophilie et l'hébéphilie.

Des médias de gauche à grande diffusion contribuent à la diffusion de ces idées20, en publiant des lettres ou interviews21 de pédophiles rapportant leur expérience, des pétitions22 et lettres contestant la validité de la notion d'attentat à la pudeur sans violence sur des mineurs de quinze ans, et en offrant des tribunes à Matzneff23 ou Duvert24. Ces publications relèvent d'une stratégie globale de remise en cause de la société, et sont revendiquées avant tout au nom de la liberté d'expression.

Cependant, l'élargissement ou non du « jouir sans entraves » aux relations sexuelles entre enfants et adultes est dès 1968 un sujet de débats au sein des groupes militants : la dissolution de Vive la révolution dirigé par Roland Castro en 1971, est due en partie aux débats qui ont suivi le refus exprimé par Hervé Hamon de publier une interview de René Schérer.

source, suite et fin: http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_militantisme_pédophile

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Studiegroep Pedofilie: eerste groep buiten Nederlanden

Message par 6clopes le Mer 10 Mar - 15:31

C'est en Flandre belge que se forme le premier groupe pédophile hors de Hollande, après une conférence donnée à Anvers en avril 1973 par le groupe d'étude sur la pédophilie de la NVSH. Le Studiegroep Pedofilie organise des rencontres hebdomadaires et collecte des informations sur la pédophilie (regroupées dans un centre de documentation basé à Hasselt). En 1981 s'ajoute Stiekum, plus militant (tracts, interventions en milieu institutionnel, à la radio, etc.). Ces groupes, qui restent plutôt informels, sont à partir de 1984 l'objet d'attaques de partis de droites, dont le Vlaams Blok, qui, leur reprochant « d'habituer les gens au phénomène de la pédophilie », diffusent dans leurs publications et dans les journaux flamands des appels à les interdire, et organisent des manifestations de protestation lorsque se tiennent en Flandre conférences et débats sur la pédophilie.

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