Flandre: Epuration ethnique

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Olivier Maingain: "Des pratiques dignes de l'Occupation allemande"

Message par 6clopes le Mer 31 Mar - 16:39

Les déclarations "qui reviennent à dire qu'on va nommer des bourgmestres qui n'ont pas la confiance des électeurs" sont "des pratiques dignes de l'Occupation allemande". C'est en tout cas l'avis du président du FDF Olivier Maingain.

Le ministre flamand Geert Bourgeois (N-VA) a une nouvelle fois refusé de nommer les candidats-bourgmestres des communes à facilités de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem. L'arrêté de non-nomination a été assorti d'une demande aux communes de formuler une proposition d'"autres candidats acceptables".

"Où va-t-on?", se demande Olivier Maingain dans La Libre Belgique. "Ce sont des pratiques - j'ose l'expression qui est très forte - dignes de l'Occupation allemande. C'est comme sous l'Occupation lorsqu'on désignait des bourgmestres parce qu'ils étaient les alliés de l'occupant! C'est une comparaison forte mais c'est visiblement l'état d'esprit de la N-VA... Et c'est insupportable. Si les gens élus ne conviennent pas au pouvoir flamand, ils doivent être évincés...".

Maingain va ainsi plus loin que la référence qu'il avait faite mardi à un article du Wall Street Journal qui, selon lui, avait qualifié à juste titre le nationalisme flamand de "fascisme rampant".

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Bourgeois rejette la 3e demande de nomination des bourgmestres

Message par 6clopes le Mer 31 Mar - 16:41

Publié le 30 mars 2010 à 17:47

Le ministre flamand des Affaires intérieures Geert Bourgeois (N-VA) a signé mardi un arrêté rejetant pour la troisième fois, depuis les élections communales de 2006, la candidature des bourgmestres non-nommés des communes à facilités de Crainhem, de Linkebeek et de Wezembeek-Oppem.

Son prédécesseur Marino Keulen (Open Vld) avait également rejeté la candidature des trois maïeurs faisant fonction, à la fin des années 2006 et 2008, estimant que ceux-ci n'avaient pas respecté les lois linguistiques, notamment en ayant envoyé des convocations électorales en français.

Les trois communes avaient à chaque fois été invitées à introduire un nouvel acte de candidature, ce qu'elles avaient fait en proposant les mêmes candidats, à savoir MM. Arnold d'Oreye (Crainhem), Damien Thiéry (Linkebeek) et François van Hoobrouck (Wezembeek-Oppem).

"Jamais bourgmestre d'une commune flamande"

Leur dernier acte de candidature remontait à avril 2009. Le temps pris par Geert Bourgeois pour signer l'arrêté de non-nomination tient au fait, selon lui, qu'il a examiné "toutes les pistes possibles" pour dégager "une solution constructive", ce qui n'a "hélas" pas abouti.

Le ministre N-VA a repris la motivation de son prédécesseur: "violation répétée des lois linguistiques à l'occasion de l'envoi des convocations électorales", et "déni malveillant et intentionnel de la législation linguistique".

"Ils ne sont et ne seront jamais bourgmestres d'une commune flamande", a ajouté Geert Bourgeois.

L'arrêté de non-nomination a été envoyé mardi aux communes concernées assorti d'une demande de formuler, aussi rapidement que possible, une proposition d'"autres candidats acceptables".

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DEWEVER: "Les 3 bourgmestres ne seront jamais nommés"

Message par 6clopes le Mer 31 Mar - 16:42

Le président de la N-VA remet les pieds dans le plat. Le ministre Geert Bourgeois (N-VA) ne nommera jamais les trois bourgmestres de la périphérie bruxelloise.

Le président de la N-VA Bart De Wever affirme dans La Libre Belgique que le ministre des Affaires intérieures flamandes Geert Bourgeois, N-VA lui aussi, ne nommera jamais les trois bourgmestres francophones de la périphérie bruxelloise.

"Notre ministre Geert Bourgeois est en train de chercher une solution une fois pour toutes. Il faut arrêter ce carrousel. Je veux être très formel: jamais ces trois bourgmestres ne seront nommés. Et on va faire en sorte qu'ils ne puissent plus se représenter", a indiqué Bart De Wever.

"Je suis très clair là-dessus: on va essayer de se débarrasser de ce problème dans les semaines qui viennent", a-t-il poursuivi. Le problème de la non-nomination des bourgmestres des trois communes à facilités de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem remonte à Marino Keulen (Open VLD), prédécesseur de Geert Bourgeois aux Affaires intérieures flamandes.

"La Flandre et la Wallonie: deux pays différents"

Et quand on l'interroge sur l'avenir de la Belgique, le président de la N-VA répond: "L'évolution du pays va dans des sens radicalement différents... Au plus on avance, au plus on constate que les opinions publiques francophones et flamandes diffèrent. La Flandre est maintenant un pays de centre-droit et la Wallonie est un pays de centre-gauche".

"On vit dans deux pays différents. On ne doit pas en faire un drame, on ne doit pas tout casser en une soirée, on ne demande pas cela. Mais si ce pays n'évolue pas, ça va aller très mal", explique Bart De Wever.

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Maingain et l'Occupation: CD&V et Open Vld demandent au MR de prendre distance

Message par 6clopes le Mer 31 Mar - 16:44

En parlant de "pratiques dignes de l'Occupation allemande" dans le dossier des trois bourgmestres non-nommés, Olivier Maingain a fait bondir le CD&V et l'Open Vld. Les deux partis flamands de la majorité demandent au MR de prendre distance des déclarations du président du FDF (composante du MR).

Steven Vanackere, qui se présente comme un modéré sur le plan communautaire, s'est dit "profondément blessé par cette déclaration tout à fait exagérée et inacceptable". "M. Reynders doit décider avec quel partenaire il est possible d'arriver à des solutions", a observé le vice-premier ministre CD&V à l'entame d'un comité ministériel restreint.

Vanackere juge que la décision de non-nomination des trois bourgmestres n'apporte "rien de nouveau" par rapport aux positions adoptées par le gouvernement flamand, mais ajoute que le timing des diverses déclarations (outre Maingain, De Wever a dit hier que "les 3 bourgmestres ne seront jamais nommés") n'est pas anodin.

"Des bornes à ne pas dépasser"

Le ministre du Budget Guy Vanhengel (Open Vld) fait la même remarque, ajoutant qu'il serait "bien que des membres du gouvernement fédéral fassent comprendre qu'il y a des bornes à ne pas dépasser". Il juge que les propos de Maingain vont "beaucoup trop loin" et constituent une "offense pour toute une communauté".

Vanhengel observe que le ton du propos correspond à une longue tradition de 30 ans du FDF, comparant régulièrement la politique flamande à l'occupant allemand.

Reynders botte en touche

Quant à Didier Reynders, il s'est contenté de rappeler la "très mauvaise décision" de Geert Bourgeois, "dangereuse" alors que des négociations sont en cours.

Joëlle Milquet (cdH) s'est aussi cantonnée à la décision du gouvernement flamand, appelant à éviter une surenchère de bac à sable.

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Ecoles flamandes: priorité aux parents titulaires d'un diplôme néerlandophone

Message par 6clopes le Jeu 1 Avr - 1:24

BELGA / 31/03/2010

Les députés CD&V du parlement flamand, Paul Delva, et du parlement bruxellois, Bianca Debaets ont plaidé mercredi pour la fixation de règles de priorité d'accès aux écoles flamandes de la capitale "étanches" pour les enfants néerlandophones.
Une de leurs pistes consiste à privilégier ceux dont un des parents peut présenter un diplôme d'une institution de l'enseignement néerlandophone. L'enseignement flamand de la capitale est confronté à des problèmes de capacité, de qualité, d'inscription et de pénurie de professeurs.

Pour les deux députés CD&V, il faut garantir au minimum la présence d'un tiers d'enfants néerlandophones dans les écoles flamandes de Bruxelles. Dans cette optique, le decret flamand sur les inscriptions scolaires ("GOK decreet") doit être adapté d'urgence, ont-ils dit.

Dans sa configuration actuelle, une déclaration sur l'honneur que la langue pratiquée à domicile est le néerlandais suffit pour entrer prioritairement en ligne de compte pour une inscription.

Pour Paul Delva et Bianca Debaets, il faut un dispositif beaucoup plus "étanche" qui pourrait consister en la présentation d'un diplôme de l'enseignement néerlandophone par un des parents, voire d'un document attestant que celui-ci a suivi plusieurs années de formation dans un étabissement néerlandophone.

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Périphérie : Moureaux veut contrer l’« hystérique » N-VA

Message par 6clopes le Jeu 1 Avr - 13:36

jeudi 01 avril 2010, 09:21

Davantage que la seule nomination des trois candidats-bourgmestres de la périphérie bruxelloise, le vice-président du PS Philippe Moureaux réclame désormais un système évitant les non-nominations de bourgmestres.

Le front francophone n’est pas du tout brisé au lendemain de la passe d’armes entre la N-VA et le FDF sur la non-nomination des candidats-bourgmestres, a-t-il assuré jeudi sur les ondes de la Première (RTBF).

« Ce n’est pas parce que je trouve inadmissibles certains propos de M. Maingain que tout d’un coup on va brader les intérêts francophones », observe-t-il. « Je dirais que ces derniers événements nous amènent plutôt à durcir le ton de la négociation », ajoute-t-il, jugeant que les francophones restent sur la même longueur d’onde « sur l’essentiel ».

Evoquant la nomination des trois candidats-bourgmestres, Philippe Moureaux dit ne plus désormais demander uniquement leur nomination. « Je demande de façon très formelle qu’on nous trouve un système qui ne permettra plus à des hystériques comme ces gens de la N-VA d’empêcher la nomination des bourgmestres », déclare-t-il.

L’élargissement de Bruxelles est une des formules envisageables mais pas la seule, observe-t-il. A ses yeux, l’attitude de la N-VA a fait du cas des trois candidats-bourgmestres un « élément primordial » de la négociation communautaire.

(belga)

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BHV : Leterme juge les propos de Maingain « inacceptables »

Message par 6clopes le Jeu 1 Avr - 13:37

mercredi 31 mars 2010, 21:44

Invité de « Répondez @ la question » sur la RTBF, le Premier ministre a voulu rester discret sur le communautaire, mais a quand même laissé échapper son sentiment sur les propos d’Olivier Maingain.

Le premier ministre Yves Leterme est resté très discret à l’émission de la RTBF “Répondez @ la question” lorsqu’il a été interrogé d’entré de jeu sur le dossier communautaire. Il a répété qu’il regrettait les provocations. “Le pays a besoin d’apaisement. Il faut laisser à Jean-Luc Dehaene de l’espace pour trouver une solution”, a-t-il ajouté. Il a toutefois admis ne pas avoir été surpris par les déclarations du président de la N-VA Bart De Wever tout en ajoutant qu’il n’était pas au courant de la décision du ministre flamand des Affaires intérieures Geert Bourgeois (N-VA) de ne pas nommer les trois bourgmestres.

Il a aussi laissé échapper que les propos d’Olivier Maingain étaient inacceptables. Il s’est ensuite contenté de répéter qu’il voulait l’apaisement, qu’il ne voulait pas “en rajouter”, qu’il fallait trouver une solution et donner la priorité à l’intérêt général. Lorsqu’on lui a demandé si la situation était plus difficile mercredi soir que 48 heures plus tôt, le premier ministre a commenté: “il fait froid ce soir....dehors”.

(belga)

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Minablissime belgitude politique & stratégie de la tension

Message par 6clopes le Ven 2 Avr - 13:39

source la libre.be

Vous en avez déjà marre de BHV ?

Francis Van de Woestyne 02/04/2010

Le sujet irrite. Mais il faut en parler pour mieux comprende la Flandre.

Analyse
Décidément, le paysage politique belge est d’une désolante monotonie. Et le petit cinéma de la rue de la Loi ne nous a offert comme sorties cette semaine que de mauvais remake de navets qui n’amusent qu’une partie seulement des spectateurs.

Ainsi, quelques acteurs, qui n’occupent pas toujours les premiers rôles, ont repris leurs vieux scénarios : dans son traditionnel rôle de pyromane, Bart De Wever, le président de la N-VA, a redit du haut de son podium que selon "sa" démocratie, aucune autre langue n’était tolérée dans son jardin périphérique. Et Olivier Maingain, le président du FDF, que l’on a connu mieux inspiré, a sorti de son répertoire les plus mauvaises comparaisons qui soient. Il ne s’agit nullement de comparer les deux hommes : Maingain est un vrai démocrate. Mais il n’est pas sûr que sa dernière outrance verbale - dont se sont distanciés certains de ses amis, Didier Gosuin par exemple - serve bien la cause qu’il entend défendre.

Face à ces deux acteurs, le reste de la troupe a tenté de jouer les pacificateurs. Mettre le désordre - "f le b l" serait d’ailleurs une expression plus appropriée - est à la hauteur de n’importe quel politicien. Construire des accords demande un vrai courage politique.

Le problème de ce genre de "clip" improvisé est qu’il donne l’impression que la Belgique vit dans un état de tension permanente. L’Agence France Presse ne s’y est pas trompée en diffusant, dans le monde entier, une dépêche qui, lue et décortiquée dans les ambassades et les agences à l’exportation, ne peut que nuire à l’image de la Belgique à l’étranger. Un élément qui ne doit pas empêcher De Wever de bien dormir et de rêver à une Flandre indépendante.

Que retenir, finalement, de cet épisode ?

Comme le démontrent les nombreuses réactions de lecteurs et d’internautes, ici à "La Libre" mais aussi sur d’autres sites de journaux, ces querelles communautaires irritent, dérangent et exaspèrent pas mal de monde. Certains souhaiteraient même que l’on n’en parle pas. Ou alors que l’on accorde à ces sujets l’attention qu’ils méritent, c’est-à-dire celle de problèmes locaux qui ne devraient en aucune manière mettre la vie de tout un pays en danger. Cachez donc ces problèmes institutionnels secondaires que je ne saurais voir

Le rôle des journaux n’est évidemment pas d’être acteur, de participer à la surenchère institutionnelle. Autre chose est de mettre en exergue des déclarations, celle de Bart De Wever en l’occurrence, qui illustrent l’évolution de la pensée politique en Flandre. Bart De Wever, ce n’est pas (toute) la Flandre. Bien d’accord. Heureusement Mais sauf à supposer que les sondages sont complètement truqués, Bart de Wever est actuellement l’homme politique le plus populaire de Flandre. Et son parti atteint près de 18 % des intentions de vote. Son avis n’est donc pas marginal. Il faut en tenir compte.

Et les francophones, Wallons et Bruxellois, auraient bien tort de se mettre la tête dans le sable et de nier une réalité, même si elle dérange. Ce n’est pas en ignorant la montée du nationalisme en Flandre qu’on le calmera. Ce nationalisme, ce désir d’autonomie accrue, est une réalité qui aura immanquablement une influence sur l’évolution politique de la Flandre et du pays tout entier. Révéler cette évolution, ce n’est nullement la cautionner, ni évidemment l’encourager. C’est tout simplement la rendre publique, l’expliquer pour tenter de la comprendre. Et d’y répondre.

Au risque de décevoir ceux qui regrettent l’importance accordée à BHV et ceux qui, comme ils le disent, "en ont marre de BHV", il est probable que dans 15 jours, ces lettres occupent à nouveau les manchettes : Yves Leterme a en effet confirmé, mercredi soir dans l’émission de la RTBF "Répondez @ la question" que Jean-Luc Dehaene présenterait bien un plan au cours de la deuxième semaine des vacances. Et ce n’était pas un poisson d’avril

Dans les rangs de la majorité fédérale, on continue à espérer une solution définitive. Jeudi, au Parlement, le Premier ministre, Yves Leterme a répété son appel au calme et à la tempérance. Le président de l’Open VLD, Alexander De Croo a précisé que son parti espérait une solution après les vacances de Pâques . Et si ce n’était pas le cas ? "Nous serons confrontés à un problème" a-t-il reconnu. Pour lui, en tout cas, il faut une solution définitive: une loi d’urgence destinée à permettre l’organisation des élections fédérales ne serait pas une option acceptable.

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Van Hoobrouck défend la ligne Maingain

Message par 6clopes le Sam 3 Avr - 14:57

lesoir.be / 03 avril 2010, 10:06

François van Hoobrouck (MR), un des trois bourgmestres non-nommés de la périphérie met en garde : il barrera la route à un commissaire du gouvernement.

François van Hoobrouck (MR), le bourgmestre non nommé de Wezembeek-Oppem met en garde, samedi dans La Libre Belgique, le gouvernement flamand contre toute tentative d’imposer à sa commune l’installation d’un commissaire du gouvernement.

Par rapport à la non-nomination cette semaine et ce, pour la troisième fois depuis 2006, des bourgmestres de Wezembeek-Oppem, Linkebeek et Crainhem, François van Hoobrouck estime être dans son bon droit car “les élections ont toujours été organisées avec l’envoi des convocations électorales dans la langue des habitants.” “En prenant des positions extrémistes, le gouvernement flamand conforte la position de ceux qui disent que la seule solution pour les communes de la périphérie, c’est de rejoindre Bruxelles”, souligne le bourgmestre.

François van Hoobrouck met par ailleurs en garde le gouvernement contre toute tentative d’imposer à Wezembeek-Oppem un commissaire du gouvernement. “Un éventuel commissaire du gouvernement aura beau présider tout ce qu’il veut, nous aurons toujours le dernier mot. Nous lui barrerons la route”, prévient-il.

Quant aux propos d’Olivier Mangain qui a dit que le refus de nommer les trois bourgmestres était une pratique digne de l’Occupation allemande, François van Hoobrouck estime “qu’on ne peut pas dire qu’elle est fausse” car “c’est grave de dégommer des bourgmestres.”

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Des communes de la périphérie favorisent les néerlandophones

Message par 6clopes le Dim 4 Avr - 22:27

lesoir.be / (Belga) / dimanche 04 avril 2010

Une émission de la VRT révèle que certaines communes de la périphérie bruxelloise ont conclu des accords oraux avec des promoteurs immobiliers. Leur but : vendre les nouveaux logements en priorité à des néerlandophones.

Plusieurs communes de la périphérie bruxelloise, comme Overijse, Gooik et Vilvorde, ont conclu des arrangements avec des promoteurs immobiliers pour que les nouveaux logements soient vendus en priorité à des néerlandophones. L’information est révélée dans un reportage de l’émission de la VRT « Panorama », diffusée dimanche soir. Il s’agit d’accords oraux, dont il n’existe pas de traces écrites. Mais l’existence de ces accords est notamment confirmée par le bourgmestre de Gooik, Michel Doomst, dans le reportage.

Les promoteurs responsables de grands projets immobiliers sont invités par ces communes à ne faire de la publicité qu’en néerlandais. Il leur est également demandé de transmettre aux autorités communales une liste de candidats acheteurs. Les communes examinent alors elles-mêmes les listes et déterminent ensuite si les candidats qui ne parlent pas le néerlandais semblent suffisamment disposés à l’apprendre. Si ce n’est pas le cas, la commune demande au promoteur de vendre le bien immobilier à d’autres personnes. Selon les bourgmestres des communes concernées, cette pratique n’est pas critiquable car elle permet de protéger le caractère flamand de la commune.

Les promoteurs ne sont pas contraints de collaborer, mais nombreux le font, indique le reportage. Entretenir de bonnes relations avec les autorités communales est, en effet, important pour les promoteurs, par exemple pour obtenir diverses autorisations et permis.

Le reportage de Panorama présente également la situation au Québec, où les autorités francophones se battent contre « l’anglicisation ».

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Re: Flandre: Epuration ethnique

Message par grand lug le Lun 5 Avr - 9:26

Je crois que pour la 1er fois ,les ordres d operations (de commandement )sur la fregate belge au large du LIBAN ,etaent donnes uniquement en Neerlandais !
Pourquoi ,les militaires belges (wallons)acceptent ils CELA ?
PEUR ,de rentrer a la nage?
ou peur de rester a quai et de perdre les primes !
Il ya eu 1reportage ces dernieres semaines ds le soir magasine,sans reaction !!!bizarre !!!!

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Re: Flandre: Epuration ethnique

Message par 6clopes le Lun 5 Avr - 14:44

Il serait intéressant d'enquêter plus loin sur ces questions de totalitarisme linguisitique dans les institutions... Cela résonne avec le fait que l'on sait la promptitude de nombreux néerlandophones, même parmi ceux qui se pensent les moins atteint par la propagande "communautariste", à se parer dans le voile de l'histoire et de leur soumission au Français pour justifier des actes qu'ils auraient vomi si on leur avait imposé.

Quelqu'un possède-t-il cet article du Soir Mag et peut le mettre en ligne ?

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Bourgeois respecte les « initiatives » en périphérie

Message par 6clopes le Lun 5 Avr - 19:45

(Belga) / lesoir.be / lundi 05 avril 2010, 18:39

Selon Geert Bourgeois (N-VA), les arrangements entre les communes de la périphérie et les promoteurs immobiliers stimulent le caractère flamand des communes. Il attend toutefois un avis juridique.

Les bourgmestres de la périphérie bruxelloise qui concluent des arrangements avec les promoteurs immobiliers pour que les nouveaux logements soient vendus en priorité à des néerlandophones stimulent ainsi le caractère flamand de leur commune, estime Geert Bourgeois (N-VA), ministre flamand de l’Intérieur, compétent en la matière.

Un reportage réalisé dans le cadre de l’émission Panorama de la VRT, diffusée dimanche soir, fait état d’accords entre plusieurs communes de la périphérie bruxelloise, comme Vilvorde, Gooik et Overijse, et des promoteurs immobiliers pour que les nouveaux logements soient vendus en priorité à des néerlandophones. L’ancien ministre flamand du Logement Marino Keulen (Open Vld) a déjà souligné le caractère illégal de ces arrangements.

Geert Bourgeois a, pour sa part, indiqué lundi avoir du respect pour l’initiative propre des bourgmestres visant à stimuler le caractère flamand de leur commune. « Si ces accords s’avèrent légaux, le ministre n’y voit aucun problème », a indiqué le porte-parole de Geert Bourgeois.

Geert Bourgeois se garde toutefois de se prononcer sur le fond de l’affaire. « Il faudra pour cela attendre un avis juridique », souligne son porte-partole. Le président du FDF Olivier Maingain a déjà promis de donner des suites juridiques au dossier.

(Belga)

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l'arrogance des ignorants

Message par 6clopes le Mar 20 Avr - 13:42

"La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être." [Poincaré]


Dernière édition par 6clopes le Mar 20 Avr - 15:11, édité 1 fois

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L'ignorance tue

Message par grand lug le Mar 20 Avr - 14:53

BATAILLE des éperons d'or gagnée par qui ?
Et avec l'aide de QUI ? (les namurois et les brabancons !)
L'existence du chateau des comtes de GAND est due a QUI ?
La maison d'ORANGE (hollandais) quelle origine ?

grand lug

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Les mains sales

Message par 6clopes le Dim 25 Avr - 13:32

Avez-vous remarqué que lorsque vous tapotez sur votre doux clavier www.parlement.BE vous arrivez sur une page TOUT en néerlandais où il est impossible de trouver un lien ni vers aucun article ni aucune page en Allemand ou en Français ! Main basse de moins en moins camouflée sur les institutions fédérales ?

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La loi sur les facilités non respectée pour les Belges à l'étranger

Message par 6clopes le Mer 19 Mai - 13:32

Au moins, cette nouvelle péripétie a-t-elle le mérite de clarifier le problème de la hiérarchie des lois suivant le niveau du pouvoir. Un bourgmestre qui respecte la loi fédérale mais pas la loi flamande n’est pas nommé, un bourgmestre qui refuse d’organiser des élections conformément à la loi fédérale mais contestées par la loi flamande n’est pas destitué. Il y a donc bien une hiérarchie des lois en Belgique, où la loi régionale prime sur la loi fédérale. Ainsi donc il existe une hiérarchie des citoyens, certains valant mieux que d'autres. Des hommes et des sous-hommes, en qq sorte, si l'on a mauvais esprit...

La loi sur les facilités non respectée pour les Belges à l'étranger

BELGA / 19/05/2010

Le gouvernement flamand et la province de Brabant flamand ne respecteraient pas les lois sur l'emploi des langues en refusant, dans les communes à facilités, l'inscription en français d'électeurs belges résidant à l'étranger, rapporte mercredi "Le Soir".

Les juristes flamands poussés à l’incivisme
Le quotidien évoque le cas d'un Belge vivant au Luxembourg. S'il veut voter le 13 juin, il doit s'inscrire auprès de son ambassade et peut choisir la commune dans laquelle cette inscription sera enregistrée. L'homme a voulu s'inscrire comme électeur dans la commune à facilités de Rhode-Saint-Genèse en périphérie bruxelloise.

Le site du ministère des Affaires étrangères avertit que le formulaire idoine doit être rempli dans la langue officielle de la commune. Selon la loi sur les facilités linguistiques, cette personne pourrait donc utiliser un formulaire rédigé en français. Un problème se pose toutefois dans les communes du Brabant flamand.

A Rhode-Saint-Genèse, le responsable du service population a ainsi reçu pour instruction que les Belges à l'étranger ne peuvent jouir des facilités. En 2007, le gouverneur de la province de Brabant flamand, se fondant sur les instructions du ministre flamand des Affaires intérieures, a d'ailleurs radié de la liste des électeurs les Belges de l'étranger inscrits en français.

Les autorités communales de Rhode tentent de trouver une parade: elles ont contacté les ambassades pour permettre aux expatriés concernés de renvoyer avant le 29 mai, date d'approbation de la liste des électeurs, un formulaire en néerlandais.

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ite missa est

Message par 6clopes le Mer 19 Mai - 15:07

a. de croo: « Je veux que la Belgique continue à exister parce qu’elle nous apporte beaucoup de prospérité ».

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Bourgeois confirme son soutien à la fronde des bourgmestres

Message par 6clopes le Mer 19 Mai - 22:13

mercredi 19 mai 2010, 17:41

Le ministre flamand de l’Intérieur a exprimé « toute sa compréhension » aux bourgmestres flamands de Hal-Vilvorde qui refusent d’organiser les élections et n’a pas l’intention de les sanctionner.

Geert Bourgeois l’a indiqué ce mercredi au parlement flamand : il n’a pas l’intention de sanctionner les bourgmestres de Hal-Vilvorde qui refusent d’organiser les élections fédérales du 13 juin prochain. Soulignant à nouveau les résolutions flamandes et l’arrêt de la Cour constitutionnelle sur le sujet, Geert Bourgeois a exprimé « toute sa compréhension » pour les bourgmestres. Il a été soutenu par les élus du Vlaams Belang, de la N-VA et de la Lijst Dedecker.

Plusieurs élus flamands se sont opposés au laisser-faire du ministre NV-A. Luckas Van der Taelen (Groen !) a estimé que le gouvernement flamand appliquait « deux poids, deux mesures » en refusant la nomination des trois bourgmestres francophones de la périphérie, mais en ne sanctionnant pas les édiles flamands qui refusent d’organiser les élections législatives. Mia De Vits (sp.a) a quant à elle dénoncé « le comportement hypocrite » des bourgmestres, qui n’ont selon elle pas à décider de ce qui est constitutionnel ou pas.

lesoir.be avec belga

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Vu de Flandre: Van Der Kelen tacle Geert Bourgeois

Message par 6clopes le Ven 21 Mai - 13:12

source lesoir.be
posté le 21 mai 2010 | catégorie revue de presse

Dans Het Laatste Nieuws, l’éditorialiste Luc Van Der Kelen commente le refus des bourgmestre de BHV d’organiser les élections en saluant le courage politique de Johan Vande Lanotte, qui a ouvertement affirmé que les 17 bourgmestres devaient être sanctionnés.
Pour Luc Van Der Kelen, les tâches d’un bourgmestre essentielles comme « la sécurité et la gestion administrative » de sa commune. « En revanche, sa tâche n’est pas d’interpréter les lois. Juriste ou non, il peut être ce qu’il veut », il n’est pas maître des lois et de leur interprétation. Dans le même ordre d’idées, Luc Van Der Kelen précise qu’ « un bourgmestre n’a pas à être sélectif dans l’application des lois. Il doit les appliquer toutes ». « Cela valait pour José Happart, cela vaut pour les trois bourgmestres du FDF de la périphérie et cela vaut pour les bourgmestres récidivistes du Brabant Flamand ». La décision de Geert Bourgeois de ne pas sanctionner les bourgmestres réfractaires assimile la Flandre à une « république de bourgmestres d’opérettes où l’intérêt supérieur de l’Etat ne prime pas sur les potentats locaux ». Un signe d’ « immaturité » conclut Luc Van Der Kelen.
Yves Desmet, dans De Morgen, garde un ton optimiste sur une campagne qui, malgré une atmosphère apolitique et une fatigue électorale, pourrait s’avérer intéressante. La question de l’état et de BHV domine l’agenda politique malgré trois ans sans aucun mètre accompli. Avec un choix très clair : aller à la confrontation avec l’autre partie ou opter pour le compromis où chacun met de l’eau dans son vin. En clair, choisir le blocage des institutions belges jusqu’à un accord ou s’attaquer aux problèmes socioéconomiques urgents. Deux points de vue suffisamment différents pour faire un choix clair. L’éditorialiste s’interroge sur les dépenses et les rentrées futures de l’État : où faire des économies : dans l’administration ou dans les coûts de fonctionnement ? Et s’il faut augmenter les taxes, faut-il viser le travail, le capital, la consommation ou la pollution? Ce sont les grandes questions, selon Yves Desmet, qui pourraient rendre cette campagne passionnante si des choix évidents étaient proposés.
Dans le Standaard, Guy Tegenbos se montre plus sarcastique, pointant du doigt les slogans choisis par les différents partis. Des slogans en forme d’Haiku manqué qui pourraient valoir chacun pour deux, trois ou quatre partis. Et, surtout, qui n’apportent aucune réponse aux questions principales : comment réorganiser l’Etat afin que les régions prennent plus de décisions? Comment gérer la crise? Comment, au niveau fédéral, avoir une meilleure - mais moins chère - administration publique? Comment assurer les retraites et la sécurité sociale?

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Les mécanismes de la violence: La Belgique exposée aux violences extrémistes ?

Message par 6clopes le Jeu 27 Mai - 10:53

Jean-Claude Matgen
27/05/2010

Damien Vandermeersch évoque un risque qui n’épargne pas notre pays.
Les professeurs Henri Bosly et Damien Vandermeersch ont cosigné chez Bruylant un ouvrage qui explique comment les juridictions pénales nationales et internationale gèrent la matière complexe des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et du génocide.

La dernière partie de ce brillant exercice montre comment un discours extrémiste et totalitaire peut, singulièrement en période de crise, mobiliser une communauté jusqu’à l’amener à commettre des atrocités que ses membres semblaient, avant d’être happés par ce discours de haine et d’exclusion, parfaitement incapables de perpétrer.

Ce qui rend ce livre d’une brûlante actualité, c’est que les mécanismes qu’il décrit et qui concernent des crimes commis en ex-Yougoslavie, au Rwanda et ailleurs dans le monde pourraient, si l’on n’y prend garde, se reproduire dans des Etats traversés par des querelles communautaires. Et l’on pense immanquablement à la Belgique et à ses déchirements institutionnels.

Damien Vandermeersch, le processus de déclenchement des tragédies internationales que vous décrivez pourrait-il se produire en Belgique ?

Il ne s’agit pas de verser dans le catastrophisme, ni de faire inutilement peur aux gens. Mais en écrivant ce livre avec Henri Bosly, j’ai, en tout état de cause, été frappé par la similitude des scénarios rencontrés, par le caractère quasiment identique des logiques mises en œuvre.

Quelles sont ces logiques ?

Il existe toujours, à l’origine des crimes de droit international humanitaire, un contexte particulier de crise et de tensions, un cadre de référence gravement perturbé. S’installe alors une logique de l’extrémisme qui exclut les modérés, qualifiés de tièdes, de traîtres ou de vendus à l’ennemi, et qui rend particulièrement difficile un comportement qui irait à contre-courant.

Le langage utilisé est simpliste et tranché. Les extrémistes usent de slogans comme "la guerre du bien contre le mal", "celui qui n’est pas pour nous est contre nous", qui font du modéré un ennemi potentiel.

Le pas suivant, c’est la logique du "c’est moi ou c’est lui". Il n’y a plus de place pour l’autre. C’est au nom du principe de légitime défense qu’on en arrive parfois à commettre l’indicible.

Le discours extrémiste surfe sur l’angoisse et la peur qui nous habitent tous face à la différence. L’autre est perçu comme quelqu’un susceptible de mettre en péril nos acquis sociaux, notre santé économique, notre sécurité, nos vies. L’extrémisme se nourrit de sentiments apparemment légitimes, tels que le sentiment d’identité nationale, le besoin d’ordre et de sécurité, la discipline, l’auto-défense économique, la lutte contre des groupements présentés comme constituant une menace pour l’autre groupe.

En découvrant cela, je n’ai pu m’empêcher de penser que ces réflexes, fort répandus dans le monde, on les voit également à l’œuvre chez nous entre les deux communautés. Cela fait réfléchir et un peu froid dans le dos.

Nous n’en sommes quand même pas à nous entre-tuer…

Non bien sûr, et je le répète, mon message n’est pas catastrophiste. Mais il faut prendre garde à ce que la situation ne dégénère pas. Car le discours extrémiste est également dangereux en ce qu’il nourrit l’idéal d’un monde simple, sans différence mais parce que plus aucune différence n’est tolérée; d’un univers enfin en paix mais parce que l’ennemi a été éradiqué, en ce compris ses générations futures; d’une vie paisible mais parce qu’un ordre nouveau a été installé.

Ce type de discours, on l’entend parfois et il trouve un certain écho au sein de la population. Au bout d’une telle logique, l’histoire nous apprend que les leaders extrémistes d’une communauté en viennent en tout cas à proposer à leurs membres l’éradication définitive de l’autre communauté, solution "finale" présentée comme la seule voie envisageable pour assurer la survie du groupe. Cette spirale-là peut se déclencher plus vite qu’on le croit.

Existe-t-il des contre-exemples de cette spirale, des situations qui auraient pu dégénérer et qui ne l’ont pas fait ?

Heureusement, oui. Voyez ce qui s’est passé en Afrique du Sud par exemple. Le régime de l’apartheid était un régime extrémiste qui a fait peser une contrainte terrible sur une large partie de la population. Toutes les conditions étaient réunies pour que la marmite explose et que l’on aille au drame. Il ne s’est pas produit, parce que les modérés, les courageux l’ont emporté.

Il n’est pas facile d’être modéré quand monte la tension, pas facile d’être courageux quand s’exacerbent les passions, mais c’est possible.

Ce qu’il faut donc, c’est régler les différends et les différences par le dialogue et par le droit. Il faut se reparler, ne pas s’enfoncer dans une stratégie du pourrissement qui peut déboucher sur de véritables tragédies humaines car sans dialogue, le danger est que la violence devienne le seul mode d’expression des gens.

Il semble qu’en Belgique, les générations nouvelles soient de plus en plus enfermées dans une logique identitaire et peu enclines au dialogue intercommunautaire…

Je ne crois pas. Avec la mondialisation, elles me paraissent aussi sinon davantage ouvertes aux autres que les anciennes et elles n’ont certainement pas moins de courage.

Ce qui est vrai, c’est que francophones et flamands se connaissent moins bien et que cette méconnaissance peut être source de peurs et donc de rejet mutuel. Il faut donc rétablir et multiplier les lieux de dialogue, les passerelles.

Vous dites qu’il faut régler les différends par le droit. Mais en Belgique, il semble faire l’objet d’interprétations différentes, selon que l’on juge d’un côté ou de l’autre de la frontière linguistique…

Quand le droit n’est pas respecté ou qu’il est interprété de façon contraire, il ne peut jouer son rôle et n’est pas un instrument de pacification. Il faut donc qu’un Etat se dote d’instances qui disent le droit au singulier.

C’est pourquoi, à titre personnel, je suis favorable à la création en Belgique, à l’image de ce qui existe dans d’autres Etats fédéraux, d’une Cour suprême qui pourrait intégrer la Cour constitutionnelle, la Cour de cassation et le Conseil d’Etat.

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Bourgeois annule l'inscription des Belges de l'étranger à Rhode-Saint-Genèse

Message par 6clopes le Mar 1 Juin - 18:47

BELGA 01/06/2010


Concrètement, cela signifie que les Belges de l'étranger concernés seront rayés de la liste des électeurs.
Le ministre flamand des Affaires intérieures, Geert Bourgeois (N-VA), a annulé partiellement mardi la décision du conseil communal de Rhode-Saint-Genèse d'inscrire sur les listes électorales les Belges de l'étranger qui ont choisi cette commune à facilités de la périphérie bruxelloise. L'annulation concerne l'inscription de Belges de l'étranger qui ont rempli les formalités en français.

Selon M. Bourgeois, l'inscription en français dans les communes à facilités est contraire à la législation. Les facilités ne sont valables que pour les habitants de la commune et pas pour les électeurs qui habitent à l'étranger.

Concrètement, cela signifie que les Belges de l'étranger concernés seront rayés de la liste des électeurs.La semaine dernière, M. Bourgeois a déjà annulé la décision du conseil communal de Rhode-Saint-Genèse de confier à des conseillers communaux francophones l'envoi des convocations électorales.

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Une diplomate voulait acheter une villa à Tervuren. Refusé !

Message par 6clopes le Jeu 3 Juin - 11:29

source lalibre.be / Mis en ligne le 03/06/2010

La nouvelle version du décret Wonen in eigen streek est attendue en juillet.
Dégoûtée. Il n’y a pas d’autre mot pour qualifier l’état d’esprit de cette diplomate qui travaille pour une représentation nationale auprès de l’Union européenne. Elle ne souhaite communiquer ni son nom ni son pays d’origine, mais se présente comme une nouvelle victime du fameux décret Wonen in eigen streek (habiter dans sa propre région), en vigueur dans plus de 60 communes flamandes depuis le mois de septembre 2009. Il y a quelques semaines, juste avant la dernière étape de l’achat d’une maison à Tervuren, la commission provinciale du Brabant flamand lui signifiait que la vente ne pourrait pas être finalisée. En cause, un lien insuffisant avec la commune de Tervuren, dit l’email. Comment pourrait-il en être autrement pour une étrangère qui, en Belgique, a toujours résidé à Bruxelles ?

"On ne veut pas de nous là-bas, confie, dépitée, la candidate acheteuse. Je n’ai jamais vu ça, j’ai connu beaucoup de pays à travers le monde et partout, si on a l’argent, on peut acheter. Je ne comprends pas, c’est inhumain." Et synonyme de diverses tracasseries. Outre les 5000 euros qu’elle dit avoir "perdus" sur l’ensemble des démarches liées à l’achat de la maison, elle se retrouve avec, sur le dos, l’entrepreneur qu’elle avait approché pour rénover le bien. Sans compter le bail de son appartement bruxellois qui est arrivé à échéance. "Heureusement que nous avons pu nous arranger avec notre propriétaire, raconte-t-elle. Nous aurions pu nous retrouver à la rue." Elle n’envisage pas de porter plainte ou d’entamer une quelconque démarche pour obtenir réparation. "On nous a dit qu’on ne pouvait rien faire contre la Région flamande Nous cherchons une autre maison, en Région bruxelloise". "Le plus fort, ajoute-t-elle, c’est que ni le notaire ni l’agence immobilière ne nous ont prévenus de cette loi "

Un décret régional flamand, faut-il préciser, qui est en passe d’être amendé. Le cas de notre témoin n’est évidemment pas isolé et d’autres exemples ont déjà été mis au jour par la presse. La ministre en charge au gouvernement flamand, Freya Van den Bossche (SPA) s’était engagée en début d’année à présenter à son Parlement une nouvelle version du texte. Elle vise à bétonner la cible première du décret : les ventes de terrains à bâtir et les nouvelles constructions. Au cabinet de la ministre, on admet que le texte, dans sa forme, actuelle peut parfaitement être interprété de manière à bloquer la vente de maisons existantes. L’avis émis par la commission provinciale du Brabant flamand qui nous occupe ne peut donc être contesté.

Du moins pour le moment. "Le nouveau décret arrivera la semaine prochaine en commission Logement du Parlement flamand", annonce le porte-parole de Freya Van den Bossche. Nous espérons pouvoir le mettre en vigueur à partir de la mi-juillet. Et le décret modifié sera valable pour tous les actes de vente enregistrés dans les communes concernées depuis le mois de septembre de l’année dernière." Et il donne un conseil aux vendeurs et aux acheteurs qui se retrouveraient dans la même situation que notre témoin : attendre que le nouveau décret sorte pour relancer la vente.

Pour rappel, le décret prévoit trois conditions pour être admissible à la vente : avoir résidé cinq ans dans la commune et/ou pouvoir prouver un emploi au moins à mi-temps dans la commune et, enfin, démontrer un lien "durable" avec l’entité comme la présence de parents, par exemple. "En aucun cas la commission provinciale n’interprète le décret", précise encore le porte-parole de Freya Van den Bossche. Il ajoute que les notaires sont légalement tenus de prévenir les acheteurs de l’existence du texte.

"Depuis septembre 2009, 165 dossiers ont été traités par les commissions provinciales, indique-t-il. Seules 11 ventes ont été bloquées. Je rappelle que l’objectif de ce décret n’est pas communautaire, mais social, il vise les communes qui ont connu une hausse importante des prix de l’immobilier. Il y a des communes de la périphérie bruxelloise, mais également à la Côte et dans la banlieue d’Anvers."

Le cabinet de Freya Van den Bossche assure n’avoir aucune nouvelle des plaintes introduites, notamment par le FDF, à la Commission européenne pour atteintes aux libertés fondamentales sur l’acquisition de la propriété privée. Début avril, la Commission avait affirmé prendre le dossier très au sérieux.

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Re: Flandre: Epuration ethnique

Message par 6clopes le Mar 8 Juin - 12:47

l'AUTORITE MILITAIRE profite du flou actuel pour accélérer la réforme, fermer les casernes francophones plus vite que prévu, fausser les nominations en privilégiant les néerlandophones, ou n'encouragent les mutations des seuls francophones ? OUVREZ LES YEUX !

Mais les prédateurs qui font la campagne électorale sont bien trop occupés de jouer au scrabble en 3 lettres... Bande d'Hybernatus Vulgaris ! Combat de riches privilégiés obnubilés par le croupion juteux de l'arrière arrière-garde.

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En route pour la scission du code

Message par 6clopes le Mer 9 Juin - 13:57

source: Belga

Le code de la route, en cas de confédéralisme, sera une des matières à coup sûr régionalisée. Mais le séparatisme routier n'est pas sans embûches.

Étonnant. La régionalisation du code de la route ne semble effrayer personne. Tous les partis flamands sont demandeurs d'une maîtrise de la politique qu'ils entendent mener en terme de sécurité. Et les quatre grands partis francophones se disent « ouverts » sur la question. Presque sans tabou, même si ça ne leur paraît pas prioritaire.

Si la Flandre veut se faire un gros plaisir en peignant en jaune et noir les règles de notre bon vieux code, et bien qu'ils y aillent. Les Wallons sont prêts à discuter. Et même à concéder. Mieux vaut ébranler ce pan fédéral que toucher à la sacro-sainte sécurité sociale ou à l'impôt des personnes physiques et des entreprises.

Quitte à lâcher du lest face aux velléités régionalistes du Nord, autant que ce soit sur une matière plus « acceptable ». Même si cela bouleverse, basiquement, le quotidien de mobilité de 10 millions d'habitants. Et même si, objectivement, chacun s'accorde à reconnaître le côté absurde d'établir des règles de sécurité routière différentes en Flandre et en Wallonie alors que l'Europe essaie, a contrario, d'harmoniser la législation de ses vingt-sept pays membres ! Quelles règles s'appliqueront à Bruxelles ? On imagine déjà le casse-tête pour les étrangers s'aventurant sur le ring de la capitale. Déjà qu'ils ont du mal à s'y retrouver avec la langue des panneaux de signalisation.

Le dossier est, de fait, plus délicat qu'il n'y paraît. Si une régionalisation du code de la route faisait bien partie du « premier paquet » de réformes institutionnelles que nos politiciens étaient parvenus à négocier sous Verhofstadt, c'est aussi le dossier qui a entraîné par la suite le plus de remarques du Conseil d'État.

Moins facile que BHV


« Dans ces matières, il n'y a jamais de détail », souligne un observateur. Le « premier paquet » prévoyait notamment de pouvoir régionaliser la limitation de vitesse généralisée (hors autoroutes) ou la perception des amendes de degré inférieur. Il est resté en rade des tribulations législatives. Mais on avait avancé, sous la pression insistante du sp.a.

Il n'est pas sûr, pour autant, que la régionalisation de la sécu routière se négocie à l'avenir les deux doigts dans le nez. « Pour moi, BHV sera même plus facile à scinder que le code de la route », ajoute le même interlocuteur.

Pompe à fric


Le talon d'Achille des francophones, c'est l'argent. Dans les négociations d'après 13 juin, ils seront d'autant plus enclins à se montrer « souples » sur des points qui ne coûtent rien. Des plaques d'immatriculation différentes ? Ça a déjà été discuté, et même refusé. Mais finalement pourquoi pas.

Des panneaux de signalisation propres à chaque région ? Ils ont déjà leurs couleurs, après tout. Des examens différents pour le permis de conduire ? On peut raccrocher cela à l'enseignement, la débat étant plutôt de savoir si on régionalise ou si on communautarise. Et voilà qu'on revient aux querelles linguistiques. Discuter des compétences de tribunaux de police ne sera pas non plus une mince affaire.

Il ne faut pas croire, non plus, que l'argent est totalement absent du débat. La régionalisation du Fonds des amendes est aussi sur la table, avec un gros paquet de millions à la clé et les Flamands qui râlent sec puisque ce sont eux qui font fonctionner à plein rendement la « pompe à fric » des radars. La scission de la politique de sécurité routière permettrait également à chaque région d'être en concordance avec les sensibilités de sa population, mais ça passe par la disparition de l'organisme fédéral qui s'en charge (IBSR). Et la régionalisation du contrôle technique, pour lequel certains dénoncent la position de monopole du Goca, est aussi inscrite sur les tablettes. La matière est vaste, complexe. Et truffées de pièges communautaires. Étonnant ?

6clopes

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Re: Flandre: Epuration ethnique

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