Belgique / Le Parti Populaire

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Belgique / Le Parti Populaire

Message par 6clopes le Mar 23 Mar - 18:37

source politics.be
Propos recueillis par Damien Bodartet & Jean-Laurent Van Lint

PP :”La Belgique multiculturelle est un concept dépassé”

(22/03/2010) Mischaël Modrikamen, l’avocat des petits actionnaires de Fortis, qui a créé il y a trois mois avec l’économiste Rudy Aernoudt (membre éphémère…du MR) le Parti Populaire (PP).

Une semaine auparavant, nous l’avions devant nous, ce nouvel animal politique au discours éminemment sécuritaire. Ses adversaires – surtout au MR, justement – l’accusent de flirter avec l’extrême droite. Lui, répond avec les arguments de l’extrême urgence: Etat déficitaire, routes délabrées, enseignement nul, chômage endémique… La Belgique serait “menacée à court terme d’albanisation”. D’où vient-il? Où va-t-il? Quels dégâts peut faire ce dur au pays du consensus mou? Comment peut-on se dire populaire et trôner sur un tel fauteuil en cuir? Interview.

On vous situe très bien dans le cadre de la saga Fortis. Mais quelles sont vos origines politiques?

MISCHAËL MODRIKAMEN. Je suis issu d’une famille d’immigrés – avec un grand-père polonais, un autre français – installée près de Charleroi, et enracinée à gauche. Mon père était un ouvrier avec un diplôme de mécanicien. Syndicaliste, il a été échevin socialiste et bourgmestre de Couillet. Mon oncle, lui, était permanent métallo

Ça ne cadre pas vraiment avec votre carrière d’avocat d’affaires, ni avec la magnifique maison bruxelloise dans laquelle vous nous recevez…

M.M.- Oui, je sais, l’avocat d’affaires, le grand bourgeois…Mais la rupture, elle n’est pas là. Pour revenir à mon père, il défendait des idéaux de responsabilisation et d’émancipation des travailleurs. Ces idéaux m’inspirent encore énormément de respect. Parce qu’ils représentent tout le contraire du clientélisme dans lequel s’est dévoyé le PS depuis. La vraie rupture, c’est celle-là: Charleroi, quand je l’ai quittée pour suivre mes études, était une ville propre, active. Aujourd’hui, quand j’y retourne pour voir ma mère, je constate que, dans la ville basse, les deux tiers des commerces sont fermés, que les jeunes mendient, que des vieux sont tabassés… Comment a-t-on pu laisser aller les choses jusque-là? C’est à Charleroi que le PP a tenu son premier meeting. Parce que la reconquête de l’avenir, c’est là qu’elle commence.

C’est ce qui vous a décidé à vous lancer?

M.M.- Non, le moment décisif, c’est l’affaire Fortis, le scandale entre tous. Nos élus ont laissé partir sans rechigner notre première banque. Ceci, sans perspective ni vision. Parce que la culture du débat est morte dans ce pays. Notre système, qui associe tout le monde au pouvoir, permet à chacun de mettre la main dans le pot de confiture. Mais il a aussi réduit le choix de l’électeur à pas grand-chose. Le PS est sanctionné dans les urnes? Il retâte sans cesse du pouvoir. Ces constats, je les avais faits il y a quelques années déjà. Mais, ces dernières vacances, j’en ai reparlé avec ma femme et je me suis dit: j’y vais.

A droite toute, donc…

M.M.- On en avait bien besoin! Regardez les autres pays d’Europe. Partout, les citoyens ont le choix entre gauche et droite. Nous avons quatre partis de gauche: trois qui l’assument (PS, CDH et Ecolo), et un, le MR, qui n’ose pas. Des thèses qui sont défendues ailleurs ne le sont plus du tout en Belgique. Ou plutôt si… Depuis qu’on a lancé le PP, elles commencent à émerger.

Par exemple?

M.M.- On parle enfin, dans les autres formations, de “tolérance zéro” – ce que nous proposons depuis des mois. Et puis, récemment, il y a eu le meurtre de cette mère de famille à Uccle. Armand De Decker, bourgmestre MR de Uccle, a proposé que les jeunes délinquants soient placés en stage à l’armée. Pourquoi pas, sauf que le parti de M. De Decker est au pouvoir depuis dix ans de manière continue. Pourquoi attendre aujourd’hui? Ceci dit, une partie de la gauche fait pire: elle préfère nier le problème, étant en complet décalage avec le sentiment de ras-le-bol de la population.

Au-delà de la tolérance zéro, vous voulez aussi recourir à l’armée, afin de seconder les policiers. L’ armée dans les rues… Vous n’y allez pas un peu fort?

MM.- Des policiers, aujourd’hui, sont reçus à la kalachnikov dans certains quartiers. Et quand ils procèdent à des arrestations, c’est pour constater que ceux qu’ils ont interpellés les nargueront quelques heures plus tard, parce qu’on les a laissés sortir, sans aucune sanction ni suivi.

Votre insistance à parler d’armée, ou généralement de thèmes sécuritaires…

M.M. – … Parmi beaucoup d’autres thèmes, n’en faites pas une obsession, non plus.

Oui, mais vous insistez très fort sur ce point… Cela dit-il quelque chose de l’électorat que vous visez?

M.M. – Ce que nous visons, c’est un grand mouvement de droite, sur une base citoyenne. Nous nous adressons tant aux gens aisés qu’à la classe moyenne ou aux ouvriers, aux retraités, aux chômeurs et autres sans-grades. Un tel mouvement se doit d’être populaire. Le contre-pied parfait au MR, ce parti “sectoriel” qui ne s’adresse qu’aux classes moyennes.

Cela dit, votre public, d’après ce qu’on a vu à votre meeting d’Herstal, n’était pas très “coloré”…

M.M.-II y avait des Noirs!

C’est vrai, deux…

M.M.- Qu’importe. Nous avons aussi de nombreux supporters musulmans. Parce que beaucoup d’entre eux veulent que nous mettions de l’ordre. Ils en ont assez de voir les débordements de ces quelques centaines de jeunes, qui donnent une image déplorable des Marocains. Quant aux musulmanes modernes, elles nous soutiennent. Quand on accepte une Mahinur Ôzdemir voilée au Parlement, ce sont elles qui dégustent en premier, parce qu’on leur met la pression.

Sur l’islam, plusieurs de vos récentes prises de position vous ont valu d’être taxé d’intolérance.

M.M.- C’est clair: nous voulons mettre un terme aux accommodements raisonnables. Le voile dans la rue ne me dérange pas. Mais dans l’exercice d’une profession, c’est non. A l’école, au Parlement, au Barreau… Et pas de dispenses de cours parce qu’on parle du darwinisme oud e la Shoah. Nous serons intransigeants là-dessus. C’est la seule intégration possible.

Et la Belgique multiculturelle?

M.M. – C’est un concept dépassé, qui mène au communautarisme. Le mode de vie qui s’est imposé ici est parvenu à un équilibre considérant la religion comme une affaire privée. En conséquence, nous n’accepterons aucune règle dérogatoire. Le migrant s’adapte aux valeurs et mours occidentales. Malheureusement, les autres partis ne semblent pas le comprendre. Nous, nous nous battrons avec la dernière énergie contre ce relativisme. Il y a des choses qui sont non négociables. Comme la burqa, symbole de l’enfermement, du refus du dialogue. Que celles qui veulent absolument porter une burqa sachent qu’il existe assez de pays qui la tolèrent, où elles pourront s’épanouir

Quels sont vos convictions sociales?

M.M. – On évite chez nous le mot “social”. Il est associé aux droits acquis et unilatéraux en termes de sécu. C’est ce que je reproche au PS qui entretient le chômage, alors que c’est une situation épouvantable qui vous permet juste de survivre, sans plus.

Quelle définition du social préférez-vous?

M.M. – Rassurez-vous, nous parlons aussi de solidarité vis-à-vis des plus faibles et de justice, mais aussi de responsabilité. Le plus démuni doit tout faire pour échapper à sa situation. Il n’y a pas de droits acquis ni surtout de droits sans devoirs. Par exemple un chômeur longue durée devrait rendre quelque chose à la société. Comme prester un mi-temps en faveur de l’écologie, des plus âgés, des enfants…Droits et obligations, en tant que juriste, je suis très attaché à cet équilibre. Nous voulons tout faire pour sortir les gens du chômage, mais aussi lutter contre les abus: l’année dernière, 110.000 offres d’emploi étaient non satisfaites. D’un autre côté, l’université de Liège montrait que le travail au noir employait 300.000 personnes à temps plein.

Les diplômes ne correspondent pas forcément?

M.M.- Beaucoup d’offres émanaient de la construction. C’est quand même un des vices incroyables du système, alors qu’il y a des chômeurs à vie, qu’on soit incapable de pousser des gens à devenir maçons ou menuisiers-charpentiers. Mais comme le travail chez nous n’est pas récompensé, beaucoup se disent qu’à ce prix-là, autant rester chez soi

Ce qui nous amène à la fiscalité…

M.M. – Nous proposons la fiscalité la plus juste. Or, pour l’instant, elle pénalise les petits et n’incite pas à aller travailler, puisque la pression sur les bas salaires les rend parfois moins attractifs que le chômage. C’est complètement aberrant. Pour nous, les petits salaires ne devraient pas payer d’impôts. On réduirait l’impôt des salaires moyens et on taxerait à 29 % tous les salaires supérieurs. Un cadeau pour les riches? Non, parce qu’on taxerait tous les revenus supérieurs, qu’ils proviennent du mobilier ou du capital, alors que ceux-ci sont souvent seulement taxés à 15% ou à 25 %. En outre, nous voudrions supprimer des exemptions fiscales qui profitent surtout aux plus malins. Ce n’est pas si loin des valeurs de la gauche, non?

Sur les questions éthiques, vous êtes plutôt conservateur ou libéral?

M.M. – Nous n’avons pas encore arrêté de position officielle en la matière. Les tables rondes citoyennes, qui formeront la base idéologique du PP, permettront d’affiner ces questions. Mais globalement, que ce soit en matière d’avortement, d’euthanasie ou de droit des homosexuels, notre position est plutôt favorable au statu quo actuel. On a atteint un point d’équilibre, avec peut-être une réserve en ce qui concerne l’adoption par les couples homosexuels. Quant à la peine de mort, je ne suis pas pour une modification de la loi. Applique réellement les peines serait déjà pas mal. Enfin, concernant les drogues douces, statu quo, aussi. Je ne pense pas qu’il faille poursuivre les petits consommateurs. Ni libéraliser.

Pourtant, beaucoup de vos adversaires vous qualifient de populiste, voire pire.

M.M. – Pour être très clair, nous n’avons rien à faire avec des fachos et des repris de justice. En revanche, ramener les électeurs d’extrême droite- et leurs appels au secours -vers un parti démocratique prônant la fermeté est ce qui pourrait arriver de mieux. Dans les pays où la droite s’assume, l’extrême droite est inexistante. Quant au populisme, s’il s’agit de caresser l’électeur dans le sens du poil, il ne fallait pas attendre le PP. Prenez le problème de l’âge de la retraite. Nous voulons qu’on travaille plus longtemps, pour éviter une catastrophe à l’avenir. Dans d’autres pays, ils ont eu le courage de prendre cette mesure impopulaire. Qui d’autre, chez nous?

A partir de quel score pourrait-on considérer l’arrivée du PP comme un succès?

M.M. – Cela sera très difficile, car tout est fait dans ce système pour décourager l’émergence d’un nouveau parti. Malgré tout, je crois que toutes les conditions sont réunies pour une percée du PP: le désarroi de la population, mais aussi le manque d’une véritable offre de droite dans le paysage politique. L’objectif que je me fixe, c’est d’avoir des élus d’entrée de jeu, dès les législatives de 2011 (unitaire, le PP devrait aussi se présenter en Flandre -NDLR). Ce serait un succès, mais aussi un séisme dans le jeu politique belge. Des élus, cela vous permet d’être invité, d’avoir voix au chapitre sur les plateaux télé et radio. Et j’ai la conviction que le jour où nous serons entendus, nous serons écoutés.


Dernière édition par 6clopes le Mer 24 Mar - 15:19, édité 1 fois

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Modrikamen : « Un montage à la Clearstream »

Message par 6clopes le Mer 24 Mar - 13:35

CORENTIN DI PRIMA ET MARC METDEPENNINGEN / © Le Soir
mercredi 24 mars 2010, 11:03

Perquisitionné et entendu par la justice l’avocat Mischaël Modrikamen réagit sur lesoir.be et dénonce un « tissu de mensonges monté de toutes pièces digne de Clearstream pour Sarkozy ».

Jean-Marc Meilleur, le porte-parole du parquet de Bruxelles a confirmé que l’avocat Mischaël Modrikamen a été entendu lundi par le juge d’instruction Michel Claise dans le cadre d’une enquête pour blanchiment ouverte il y a un an. Le cabinet Modrikamen a été perquisitionné lundi, en présence du bâtonnier. L’instruction est ouverte depuis deux mois. Mischaël Modrikamen n’a pas été inculpé à l’issue de son audition. L’avocat a confié au site internet de L’Echo avoir été entendu dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent liée à la faillite de Donaldson, dont l’avocat a été président du conseil d’administration et non pas l’affaire Pierre Salik, comme l’a affirmé la RTBF, qui a révélé ces perquisitions. Selon la RTBF, l’audition a duré quinze heures. la justice semble s’intéresser particulièrement à un mouvement d’argent de 9 millions d’euros en provenance d’une société uruguayenne. Des fonds qui auraient transité par les comptes professionnels de Modrikamen.

« Un tissu de mensonges »
Mischaël Modrikamen, que nous avons joint ce matin, se dit victime d’une « affaire montée de toutes pièces digne d’un Clearstream pour Sarkozy ». « C’est un tissu de mensonge, et je vais rapidement déballer sur la place publique qui est à l’origine de cela » « Toutes ces allégations ne sont évidemment pas innocentes, je m’expliquerai tout à l’heure ». Il se dit étonné qu’on évoque l’affaire Salik. Il nie totalement être concerné par ce dossier. Selon le site de L’Echo, Mischael Modrikamen

Mischaël Modrikamen s’est fait connaître du grand public lors du démantèlement de Fortis, en tant que représentant d’actionnaires contre l’Etat. Il vient de lancer un parti politique, le Parti populaire, qui chasse sur les terres électorales du MR.

(avec Belga)

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M. Modrikamen perquisitionné et entendu par la justice

Message par 6clopes le Mer 24 Mar - 15:18

24.03.10 - 11:33

C'est une information RTBF : l'avocat Mischaël Modrikamen a été perquisitionné et entendu par la justice lundi, confirme le parquet. L'enquête porterait sur des faits de blanchiment d'argent dans le cadre de la faillite Donaldson. L'avocat n'a pas été inculpé.

L'avocat, défenseur des petits actionnaires de Fortis, et fondateur du Parti Populaire a bien été entendu pendant quinze heures par les autorités judiciaires dans le cadre d'une affaire de blanchiment d'argent. Selon nos informations, des fonds douteux auraient transité par les comptes professionnels de l'avocat. Dans un premier temps, le nom de Pierre Salik a été évoqué. L'homme d'affaires est en effet connu pour des dossiers de faillite suspectes. Le parquet dément toutefois tout lien avec Pierre Salik.

Mischaël Modrikamen n'a pas été inculpé à l'issue de son audition, menée par le juge d'instruction Michel Claise.
Cinq autres perquisitions ont été menées dans cette affaire, et plusieurs personnes ont été entendues. Il s'agit d'un dossier mis à l'information depuis un an, et à l'instruction depuis deux mois
Le parquet n'a pas fait plus de commentaires.

Un lien avec la faillite Donaldson
Selon le Tijd et l'Echo, l'enquête pour blanchiment dans le cadre de laquelle Mischaël Modrikamen a été entendu porterait sur la faillite du groupe vestimentaire Donaldson, dont Mischaël Modrikamen a été l'administrateur-délégué durant des années, après en avoir été le conseil. C'est principalement une somme de 9 millions d'euros en provenance d'une société uruguayenne, et qui aurait transité par un compte de l'avocat, qui intéresse la justice, explique le Tijd.
Et, de fait, un dossier était déjà ouvert en mars 2009 au parquet de Bruxelles suite à la faillite de la société Donaldson&Partners, le 21 octobre 2008. L'attention de la justice avait été "attirée" sur la provenance de fonds venus de l'étranger entre 2003 et 2006.

Mischaël Modrikamen parle de "tissu de mensonge"
Mischaël Modrikamen, joint par Le Soir, se dit victime d'une "affaire montée de toutes pièces digne d'un Clearstream pour Sarkozy". Il évoque "un tissu de mensonges", et annonce qu'il va "déballer" publiquement les noms de ceux qu'il estime être à l'origine de cette affaire.

Il s'étonne qu'on évoque l'affaire Salik et nie avoir un quelconque lien avec ce dossier.

T.N. avec A. Meeus

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Modrikamen inculpé par le juge Claise

Message par 6clopes le Ven 26 Mar - 13:36

BELGA / 26/03/2010

L'avocat Mischael Modrikamen annonce qu'il a été inculpé par le juge d'instruction Michel Claise.
L'avocat et fondateur du Parti populaire, Mischaël Modrikamen a été inculpé jeudi soir par le juge d'instruction bruxellois Michel Claise. L'avocat l'a annoncé lui-même vendredi matin par voie de communiqué, répétant qu'il n'avait commis aucun acte délictueux. "Je maintiens avec force que je n'ai commis aucun acte délictueux de quelque nature que ce soit dans le dossier Donaldson ou autre et je mettrai toute l'énergie et la volonté nécessaire à l'établissement de la vérité", dit Mischaël Modrikamen.

Entendu une première fois lundi par le juge Claise qui a ouvert une instruction pour blanchiment, Mischaël Modrikamen a été à nouveau entendu jeudi. Il indique qu'il a été confronté à un de ses accusateurs contre lequel il a porté plainte. "Celui-ci est très largement revenu sur ses déclarations antérieures. Je m'en réjouis. J'ai demandé à être confronté aux autres parties prenantes dans ce dossier et ce au plus vite", affirme Mischaël Modrikamen.

"Après cette confrontation et à mon étonnement, le juge Claise m'a toutefois indiqué qu'il m'inculpait, sur réquisitions expresses du parquet de Bruxelles", poursuit M. Modrikamen. Il dit s'étonner d'avoir été inculpé vu les nouvelles déclarations issues de la confrontation, vu qu'il n'a pas été réentendu après la confrontation et vu que le dossier saisi lundi à son cabinet n'a pas encore été examiné.

"Etant aujourd'hui un homme public engagé dans la rénovation politique du pays, je veux montrer l'exemple de la transparence, en rendant cette information moi-même publique. Je réaffirme avec calme et détermination que rien ne me détournera du combat entamé pour la rénovation du pays", conclut-il.

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lesoir.be

« Pas un coïncidence »
Rudy Aernoudt, le co-président du Parti Populaire, a appris la nouvelle de l’inculpation à Deauville, vendredi matin, où il s’apprêtait à s’exprimer dans le cadre d’une conférence.

“ Sans me prononcer sur le fond du dossier dont je n’ai pas connaissance, je constate simplement que le PP a été créé par Mischaël Modrikamen il y a trois mois et que l’instruction de ce dossier a débuté quinze jours plus tard. L’arrivée du PP sur l’échiquier politique et sa première percée dans les sondages dérangent-ils certains? En tout cas, la chronologie des événements - la fondation du parti et le début de l’instruction- ne me parait pas relever de la simple coïncidence.”

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Vieille casserole: la politisation de la justice

Message par 6clopes le Ven 26 Mar - 14:47

Inculpation Modrikamen: Aernoudt dénonce la politisation de la justice

Le coprésident du parti populaire (PP) Rudy Aernoudt a souligné vendredi la "coïncidence" du lancement il y a deux mois et demi d'une instruction visant le fondateur du PP Mischaël Modrikamen aujourd'hui inculpé et la mise sur les fonts baptismaux du parti il y a trois mois.

"Il y a un lien entre politique et justice", a affirmé Rudy Aernoudt. "Je l'ai déjà écrit dans mes livres". Interrogé plus en avant sur ces accusations, M. Aernoudt n'a pas donné plus de précisions.

"Nous proposons une politique qui dérange car on touche aux privilèges", a commenté le compagnon de route de Maître Modrikamen. Selon Rudy Aernoudt, il va falloir "examiner les conséquences pour le PP" de l'inculpation de Maître Modrikamen.

"Nous devons voir dans quelle mesure cela va rendre les choses difficiles mais je suis davantage convaincu qu'il faut aller de l'avant", a-t-il ajouté. "Je crains cependant qu'on fasse traîner les choses" au niveau de l'instruction.

"Je rappelle aussi que l'inculpation est un mot fort", a-t-il dit, rappelant que d'autres administrateurs ont parfois été inculpés voire mis en détention avant qu'on se rende compte qu'il n'y avait rien dans le dossier.

Belga

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L’unique élu du Parti populaire s’en prend aux Roms sur sa page Facebook

Message par 6clopes le Dim 22 Aoû - 14:00

source: lalibre.be
"Le" député PP fait des siennes
Mis en ligne le 21/08/2010

L’unique élu du Parti populaire, Laurent Louis, s’en prend aux Roms sur sa page Facebook. Mischaël Modrikamen, lui, “refuse toute langue de bois” sur ce dossier.
Laurent Louis apprécie la politique du président français Nicolas Sarkozy concernant l’expulsion des Roms. L’unique élu du Parti populaire l’a fait savoir sur sa page Facebook. Mais le député fédéral nivellois va plus loin, en écrivant : "Ces gens occupent des terrains illégalement, ne travaillent pas, n’ont aucune ressource financière et on voudrait nous faire croire qu’ils vivent d’amour et d’eau fraîche. Il est évident qu’ils doivent voler ou faire du trafic pour subsister." A la RTBF, hier, il précisait : "Je ne pense pas qu’on puisse dire que ces gens vivent d’amour et d’eau fraîche. Inévitablement, ils doivent bien, à un moment donné, vivre de la mendicité, recourir à un trafic ou l’autre ou à des vols. Ne pas reconnaître ça, c’est de l’angélisme." Le Centre pour l’égalité des chances, qui a consulté la page Facebook de M. Louis, réagit : "On est face à des amalgames racistes très classiques entre les Roms des pays de l’Est et les gens du voyage qui habitent dans nos pays depuis des siècles. Il y a aussi des amalgames entre étrangers et délinquants. Il fait aussi allusion aux étrangers nord-africains. On a là la panoplie habituelle des amalgames et des stéréotypes racistes concernant les gens du voyage et les étrangers." Le directeur Edouard Delruelle épingle une réponse de Laurent Louis à des internautes, où il suggère qu’il n’y ait "plus d’argent public pour ces étrangers qui ne paient pas d’impôts". Pour le directeur, on se trouve là "à la limite de l’incitation à la discrimination, et cela relève sans doute des lois antidiscrimination et antiraciste". Quant au fait qu’il s’agisse de Facebook, "selon la jurisprudence, il est assez clair que les sites sociaux ne relèvent pas de la vie privée. Mais c’est aussi pour cela que je suis relativement prudent. Dans l’incitation à la discrimination, on est dans le champ du pénal, il faut prouver l’intention de la personne, cela dépend du contexte." Pour le centre, "il est prématuré de parler d’action judiciaire. Mais on sera attentif aux prises de position de M. Louis dans les prochaines semaines, ainsi qu’à celles du PP. Et on attend une clarification, une prise de position officielle du PP." Justement, qu’en dit le coprésident du PP ? Laurent Louis sera-t-il sanctionné ? A-t-il dérapé ? " Il n’est pas question de dérapage. On prend quelques phrases sur Facebook et on tente de monter une histoire. On n’entrera pas dans ce jeu." Et il n’y a pas de raisons que le député ne soit plus dans les travées parlementaires à la rentrée, balaie Me Modrikamen. "Laurent n’exprimait pas la ligne du parti, il exprimait un sentiment. Il a exprimé une position qui n’est pas la position du PP, laquelle est vaste et nuancée. Mais nous lui dirons qu’il faut être prudent pour éviter les amalgames. On voit que quelques lignes, cela peut être exploité, que cela peut être mal interprété par des gens mal intentionnés."

L’avocat détaille la position du parti : "Le PP pense qu’un Etat doit rester maître de son flux migratoire et de ses frontières, et qu’il y a déficit dans ce domaine en Belgique. Nous soutenons entièrement la politique de Nicolas Sarkozy en matière de démantèlement de camps roms et d’expulsions. Mais le PP n’acceptera jamais la moindre forme de racisme, qu’elle soit relative à une communauté, une religion Sur les Roms, nous refusons toute langue de bois. Je suggère que le directeur du Centre pour l’égalité des chances lise l’étude "Approche des groupes d’auteurs itinérants" - un nouveau vocable pour les Roms notamment - sur le site de la police fédérale, qui analyse l’importance des bandes de l’Europe de l’Est dans la délinquance et qui indique que ‘le degré d’activité des auteurs itinérants dans le cambriolage d’habitations privées reste élevé’." Me Modrikamen poursuit : "Forcément, les personnes migrantes qui viennent ici sans revenus, sans travail, doivent bien vivre de quelque chose. La vannerie, c’est dépassé ! Il y a bien un lien qui est fait entre une forme de délinquance dans les habitations et les migrants. A partir de ce constat, il ne faut pas faire d’amalgames, ils ne sont pas tous délinquants " Mais il ajoute : "Tout qui est de bonne foi dans la population sait que quand un camp s’installe, dans les 15 jours, il y a une recrudescence des vols " Et d’affirmer : "Tant qu’on n’accepte pas la réalité, on ne peut pas mettre en œuvre une politique, dans le respect des droits de l’homme." Laurent Louis, enfin, ne souhaitait pas commenter plus avant ses écrits "virtuels", renvoyant à son président. Mais il nous a confirmé qu’il n’avait pas effacé ses commentaires de sa page, expliquant que ce "n’était pas son style" de revenir sur ses paroles. En soirée, tombaient les premières réactions politiques, le CDH dénonçant "l’amalgame raciste" du député PP.

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Aernoudt dénonce le « projet séparatiste » du PP

Message par 6clopes le Mar 24 Aoû - 13:59

lesoir.be mardi 24 août 2010

Le coprésident du Parti populaire, Rudy Aernoudt, conteste la légalité de son éviction. Et de dénoncer le « projet séparatiste » que s’apprêterait à fonder l’autre coprésident, Mischaël Modrikamen. Chattez avec Rudy Aernoudt de 12h à 13h

Le co-président du Parti populaire Rudy Aernoudt a contesté mardi matin la légalité de la décision du bureau politique du PP qui l’a évincé du parti lundi soir, et dénoncé le « projet séparatiste » que s’apprêterait selon lui à fonder l’autre co-président, Mischaël Modrikamen.

Le bureau politique de lundi soir était constitué de 14 personnes alors qu’il est prévu qu’il le soit de 4 personnes seulement. En outre, il doit être convoqué, et son agenda composé, par les deux co-présidents, ce qui n’a pas été le cas puisque M. Aernoudt était absent, a relevé ce dernier auprès de l’Agence Belga.

« Ce qui y a été décidé n’est pas démocratique et n’a aucune valeur juridique, et ce que Mischaël (Modrikamen) va annoncer ce (mardi) matin en conférence de presse n’a aucune valeur », juge Rudy Aernoudt.

S’estimant toujours co-président du PP, M. Aernoudt à l’intention de faire convoquer un bureau « en bonne et due forme » et de demander à l’ensemble des membres de se prononcer.

Il dénonce le « projet séparatiste » Wallonie-Bruxelles que tenterait de mettre sur pied M. Modrikamen, qui « essaie de copier » le succès du président de la N-VA Bart De Wever.

« Ce faisant, Mischaël Modrikamen trompe l’électeur qui a voté pour un parti fédéral. Il faut aussi se demander si la dotation dont bénéficie le PP, soit 430.000 euros par an, est encore valable, notamment au vu des slogans racistes proférés », ajoute Rudy Aernoudt, qui avait dénoncé lundi certains propos tenus par l’unique député du PP, Laurent Louis, sur la politique du président français Nicolas Sarkozy à l’égard des Roms.

Il en appelle pour cette raison à un examen de ces propos par le Centre pour l’égalité des chances.

(belga)

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Face à ce « dîner de cons », le PP veut un plan B francophone

Message par 6clopes le Mar 24 Aoû - 14:01

(belga) mardi 24 août 2010, 12:54r

Le Parti Populaire qualifie les actuelles négociations de « dîner de cons » et réclame que les francophones préparent un plan B passant notamment par une Constitution pour la Wallonie et Bruxelles ainsi qu’un gouvernement provisoire.

Le Parti populaire reste demandeur d’un fédéralisme apaisé en Belgique mais le « dîner de cons » que constituent les actuelles négociations de la préformation nécessitent que les francophones préparent un plan B passant notamment par une Constitution pour la Wallonie et Bruxelles et un gouvernement provisoire, a affirmé mardi le coprésident du PP Mischaël Modrikamen.

Ce plan B réenvisagerait aussi les limites territoriales et une éventuelle extension de Bruxelles par référendum aux communes à facilités.

Revenant sur le clash qui a abouti à l’éviction de l’autre coprésident, Rudy Aernoudt, M. Modrikamen a dénoncé le manque de loyauté de son ex-complice et le manque d’investissement de ce dernier pour le nord du pays.

« Le parti s’est bien développé côté francophone et est désormais composé de 95 à 98 pc de Bruxellois et de francophones. Mais il fait l’objet d’une absence totale d’intérêt de la part des médias flamands et d’un manque de militants et de candidats en Flandre », a constaté M. Modrikamen.

Pour lui, le PP garde un statut bilingue et les néerlandophones y sont toujours les bienvenus, mais dans les faits, il est devenu francophone.

Celui que les militants sont appelés à reconnaître sous peu comme président unique du parti a par ailleurs récusé les propos de Rudy Aernoudt affirmant que son éviction était illégale.

Il dément aussi avoir trompé son électorat en prônant désormais un plan B, soulignant qu’il le réclame de manière subsidiaire et « à regrets, vu le peu d’illusions du PP » sur la volonté fédérale des partis flamands.

6clopes

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Re: Belgique / Le Parti Populaire

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