Oklahoma city

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Oklahoma city

Message par Invité le Dim 11 Avr - 22:19

L’attentat d'Oklahoma City est un attentat survenu le 19 avril 1995 lorsqu'un sympathisant du mouvement des miliciens nommé Timothy McVeigh, avec la complicité de Terry Nichols, détruisit à l'explosif le bâtiment fédéral Alfred P. Murrah dans le centre-ville d'Oklahoma City. Ce fut l'acte terroriste le plus important sur le sol américain jusqu'aux attentats du 11 septembre 2001, avec la mort de 168 personnes et plus de 680 blessés. L'explosion a détruit ou endommagé 324 bâtiments dans un rayon de seize pâtés de maisons, détruit ou brûlé 86 voitures et souffla les vitres de 258 bâtiments à proximité. La bombe a été estimée avoir causé au moins 652 millions de dollars de dégâts.
Motivé par la gestion du gouvernement fédéral du Siège de Waco (1993) et de l'incident de Ruby Ridge (1992), McVeigh a programmé son acte pour coïncider avec le deuxième anniversaire du Siège de Waco. Dans les 90 minutes suivant l'explosion, McVeigh a été arrêté dans sa fuite par un policier pour conduite d'un véhicule sans plaque d'immatriculation et pour port illégal d'une arme. Les preuves collectées par la police scientifique ont lié rapidement McVeigh et Nichols à l'attentat et en quelques jours ils ont été arrêtés et inculpés. Michael et Lori Fortier ont été identifiés plus tard comme des complices.
Des efforts importants de sauvetage ont été entrepris et l'Agence fédérale des situations d'urgence a activé onze de ses équipes, soit 665 secouristes pour participer aux opérations de sauvetage et de récupération.
L'enquête officielle a été à l'époque la plus grande enquête criminelle de l'histoire américaine avec plus 28 000 témoignages recueillis par le FBI, plus de 3,2 tonnes de preuves et la collecte de près d'un milliard d'éléments. Les poseurs de bombes ont été jugés et condamnés en 1997. McVeigh a été exécuté par injection létale le 11 juin 2001 et Nichols a été condamné à la prison à perpétuité. Michael et Lori Fortier témoignèrent contre McVeigh et Nichols, Michael a été condamné à douze ans de prison pour avoir omis d'avertir le gouvernement américain et Lori bénéficia d'une immunité contre les poursuites en échange de son témoignage. Comme lors d'autres importants attentats terroristes, les théories du complot contestèrent les conclusions officielles et alléguèrent l'implication d'auteurs supplémentaires.
À la suite de l'attentat, le gouvernement américain a adopté une législation visant à prévenir de futures attaques terroristes en renforçant la protection autour des bâtiments fédéraux. De 1995 à 2005, plus de 60 attentats sur le sol américain ont été déjoués grâce aux mesures préventives prises en réponse à l'attentat. Le 19 avril 2000, l'Oklahoma City National Memorial a été dédié sur le site de l'ancien bâtiment pour commémorer les victimes de l'attentat. Des commémorations annuelles sont organisées à la date anniversaire de l'explosion.


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Re: Oklahoma city

Message par Invité le Dim 11 Avr - 22:32

Timothy McVeigh, 28 ans, un pur produit de la classe moyenne





Correspondance particulière.
VINGT-HUIT ans, blanc, jeune, 100% made in USA. Contre toute attente, le principal inculpé de l’attentat d’Oklahoma City n’est pas un terroriste étranger mais bien un « enfant du pays », qui plus est un ancien militaire décoré lors de la guerre du Golfe. Nombre d’observateurs ont vu en Timothy McVeigh le produit de la classe moyenne américaine, le reflet d’une génération désenchantée par la récession économique de la fin des années quatre-vingt. Les Américains ont découvert cet homme avec stupeur car, pour la première fois dans l’histoire du pays, la menace venait de l’intérieur. Si la culpabilité de McVeigh reste encore à définir, ses liens avec des groupes paramilitaires d’extrême droite, son hostilité au gouvernement fédéral et sa folle passion pour les armes ont été clairement mis au jour.
Présenté au départ comme un homme dérangé aux idées simplistes, la personnalité de Timothy McVeigh s’est révélée plus subtile et plus complexe. Il raisonne, exprime ses idées avec clarté et politesse, respecte ses aînés et raconte sa vie avec précision, affirmant haut et fort qu’il est « comme tout le monde ».
Son enfance s’est déroulée à Pendleton, près de Buffalo. Rien ne semble alors le prédestiner à devenir l’un des suspects les plus célèbres des Etats-Unis. Tous les gens l’ayant connu à l’époque insistent sur son « caractère équilibré ». Selon leurs témoignages et les propres déclarations de McVeigh, la séparation de ses parents ne le déstabilise pas. Agé de dix ans, Timothy reste avec son père, dont il est très proche, et sa soeur aînée Patricia, tandis que sa mère - qu’il n’a jamais revue - s’installe en Floride avec la plus jeune des soeurs, Jennifer.
C’est à cette période que Timmy découvre les armes à feu grâce à une carabine 22 long rifle et un petit pistolet semi-automatique offerts par papa. Des cadeaux qui, dans une région de chasseurs, ne surprennent pas outre mesure. En grandissant, son goût pour les armes devient une véritable passion.
Peu intéressé par les études, Timothy abandonne rapidement l’université. Après un travail de conducteur de fourgon blindé, il s’engage en 1988 dans l’armée. Brillant soldat, Timothy est envoyé au Koweït en 1991. Selon ses propres affirmations, la guerre du Golfe a offert moins d’actions que prévu et s’est résumée à une longue marche dans le désert.
De retour au pays, McVeigh rate l’examen d’entrée chez les Bérets verts. Cet échec, accepté sans rancoeur selon lui, le décide à mettre un terme à sa carrière militaire. Fin 1991, il revient chez son père à Pendleton et reprend contact avec d’anciens compagnons de caserne dont Terry Nichols, de treize ans son aîné. Parallèlement, McVeigh se rapproche des milieux d’extrême droite hostiles au gouvernement fédéral. En 1992, dans un journal local, il dénonce le déclin de l’Amérique et la politique bienveillante de Washington à l’égard des minorités ethniques du pays. Il commence à vendre des armes à feu et à participer à des foires d’armes. En 1993, il se rend sur le site de Waco, au Texas, où le FBI assiège la secte des Davidiens. Lors de l’assaut final, le 19 avril, le camp retranché part en fumée, 80 personnes périssent dans les flammes. L’incendie aurait été déclenché de l’intérieur, les membres de la secte préférant mourir plutôt que de se rendre. L’événement aurait particulièrement marqué McVeigh, selon les enquêteurs.
Inculpé pour terrorisme, meurtre et conspiration, il est passible de la peine de mort. Il affirme ne pas craindre la sentence : « La mort, un jour ou l’autre, il faut bien l’affronter. »

SANDRINE PITTALUGA

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