Financement politique: affaire Bettencourt

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Financement politique: affaire Bettencourt

Message par 6clopes le Mar 6 Juil - 16:31

Le fait que les secrétaires d'Etat soupçonnés d'abus de bien sociaux n'aient pas été débarqués dans l'heure lorsqu'ils ont été pris les doigts dans le miel, cigare au bec, est un signe qu'en république tout reste possible. On apprend que le président Sarokozy aurait bénéficié de financements occultes et privés pour appuyer sa campagne présidentielle. Qu'on mélange allègrement comptabilité de l'Etat et du parti au pouvoir. Des guerres de réseaux: Où le quidam doit admettre qu'il est vraiment peu de chose au regard des autoroutes de l'information et des types qu'on mandate, oui nous, pour actionner nos manettes. (pierre duys)
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L'Elysée dépassé par l'affaire Bettencourt
LEMONDE.FR | 06.07.10

Nicolas Sarkozy a fustigé mardi la "calomnie qui n'a qu'un seul but, salir sans aucune espèce de réalité".
Après les nouvelles révélations de Mediapart sur un financement illégal de la campagne présidentielle de 2007, la situation du gouvernement devient de plus en plus intenable. Les démissions d'Alain Joyandet et de Christian Blanc n'ont pas permis de faire redescendre la pression sur Eric Woerth, qui reste au centre de l'affaire Bettencourt.La majorité embarrassée. Les révélations qui s'accumulent mettent la majorité dans l'embarras. Les "éléments de langage", repris en boucle pour défendre Eric Woerth, ont commencé à s'effilocher ces derniers jours. La plupart des dirigeants du parti majoritaire continuent de serrer les rangs en répétant qu'il s'agit d'une "rumeur" et qu'"Eric Woerth est un homme exemplaire", comme Christian Estrosi l'a répété mardi. Le ministre du travail a lui-même réagi vertement sur iTélé, en assurant que "ça commence maintenant à suffire" et en disant étudier d'éventuelles poursuites en diffamation contre Mediapart. "Il n'y aura pas de démission de ma part", a-t-il assuré.

Seules quelques voix dissonantes se sont fait entendre, du côté des villepinistes, qui demandent un remaniement rapide, ou de l'ancien trésorier de l'UMP, Etienne Pinte, qui a estimé que les fonctions de trésorier du parti et de ministre du budget étaient incompatibles, dans La Croix.

Comment assumer la réforme des retraites ? Mais, de fait, l'UMP ne sait plus vraiment comment répondre aux accusations. Eric Woerth devra porter au Parlement la réforme des retraites en septembre. "A chaque fois que Woerth dira que cette réforme est juste et équitable, les socialistes feront claquer les pupitres en criant : Bettencourt ! Bettencourt !", pronostique un dirigeant de la majorité dans Le Parisien. La perspective d'un mouvement social à la rentrée, sur fond de crise politique et de scandale de financement de campagnes présidentielles, donne des sueurs froides à droite.

La communication du gouvernement sur les retraites, jusqu'ici bien huilée, s'est totalement embourbée dans le scandale Bettencourt. Comment demander aux Français de faire des concessions quand le ministre en charge du dossier est pris dans une telle affaire ? Des sources syndicales évoquent depuis plusieurs jours un remplacement d'Eric Woerth par Xavier Bertrand. Dans Le Figaro, le secrétaire général de l'UMP dément, assurant qu'"on [lui] joue le même sketch depuis qu'il est à la tête de l'UMP". Mais l'ancien ministre du travail (2007-2009) connaît le dossier et a l'expérience des négociations syndicales.

Toutefois, les conséquences politiques d'une éviction du gouvernement d'Eric Woerth rendraient vraiment difficile l'adoption avant la fin de l'année de la réforme des retraites. Sans tout reprendre à zéro, il faudrait que le nouveau ministre imprime sa marque à la réforme, et il ne serait pas en position de force pour discuter avec les organisations syndicales.

L'Elysée a perdu la maîtrise du calendrier. Les démissions de Christian Blanc et d'Alain Joyandet illustrent les difficultés de communication de Nicolas Sarkozy. Après avoir annoncé un remaniement pour octobre, il a dû accepter, dimanche, la démission du secrétaire d'Etat à la coopération, qui ne voulait pas attendre plus longtemps. En ajoutant celle de Christian Blanc, l'Elysée espérait créer un contre-feu. Peine perdue : mardi, les nouvelles révélations relèguent au second plan les démissions de deux secrétaires d'Etat discrets.

Et c'est Nicolas Sarkozy qui se retrouve directement cité. Alors que le président de la République s'était fait une spécialité de maîtriser sa communication de bout en bout, de répondre à l'actualité de manière réactive et de créer en permanence l'événement, il semble ici dépassé. L'empilement des affaires l'a privé de la capacité à donner le tempo de l'actualité politique.

Depuis le début de l'affaire Bettencourt, Nicolas Sarkozy s'est montré plutôt discret. Mardi, le président de la République s'est contenté, en marge d'une table ronde sur la médecine de proximité à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), de commenter : "J'aimerais tellement que le pays se passionne pour les grands problèmes que sont la santé, l'organisation de la santé, les retraites, comment on va créer de la croissance, plutôt que de s'emballer à la première horreur, calomnie qui n'a qu'un seul but, salir sans aucune espèce de réalité."

Certains ténors de la majorité le pressent pourtant d'intervenir à ce sujet devant les Français. Jean-François Copé, patron des députés UMP, a estimé mardi matin qu'il fallait que Nicolas Sarkozy "parle aux Français", tout comme l'ancien premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, qui a souhaité que le président "s'exprime très vite".

S'exprimer, mais pour dire quoi ? Dénoncer la "machination" ourdie contre Eric Woerth ne suffira pas à calmer les interrogations. Ni à reprendre la main politiquement.

Nabil Wakim


Dernière édition par 6clopes le Sam 10 Juil - 17:43, édité 1 fois

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Re: Financement politique: affaire Bettencourt

Message par Agardunor le Mar 6 Juil - 17:01

Plenel et Mediapart rejoue, contre Woerth, le film qu'Henri Béraud et Gringoire avait joué en 1936 contre Roger Salengro, ténor socialiste impeccable (comme Bérégovoy, autre victime des "chiens", il s'est donné la mort). C'est toujours la même histoire: on essaie de tuer, par une campagne d'infâmie un gouvernement qu'on ne peut pas "dévisser" autrement. Remarquez qu'un peuple qui court comme ça sur la pente de la haine aveugle et de l'irrationalité finit toujours par adhérer au fascisme.

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Re: Financement politique: affaire Bettencourt

Message par 6clopes le Mer 7 Juil - 12:19

Remarque que le fascisme est tjs cet alibi précieux effet repoussoir moins garanti qu'avant, les flèches aussi s'usent. Voir Baroin aujourd'hui même, ou hier, qui fait déguerpir les socialos de l'assemblée en tirant (tyran?) cette vieille flèche éculée.

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Intelligentsia

Message par 6clopes le Mer 7 Juil - 15:23

Tout le statut de l’intelligentsia repose sur un système de vaste imposture à postes et relais si complexes et étendus qu’un ou l’autre de ces postes qui par accident saute ne met pas l’ensemble en péril ; mais quand apparaît le déterminé déboulonneur, celui qui s’attaque à la centrale, le grand saboteur, les tocsins sonnent et les sociétaires de tous grades s’élancent au rempart avec l’huile bouillante. L’intelligentsia a, de consentement unanime, fonction sociale de critiquer sans dommage le bien-fondé des institutions, d’assumer (pour empêcher qu’un le prenne pour de bon) le rôle de défendre le public contre la malversation ; elle est le baron du bonimenteur. Lui est dans la pièce dévolue la semblance de l’insurgé, mais bien entendu insurgé bidon. S’en vienne par là-dessus un qui n’est pas de mêche, c’est la panique de tout le théâtre.

— Jean Dubuffet, « Céline pilote », Prospectus II, p.47.

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Définition du fascisme :

Message par 6clopes le Mer 7 Juil - 15:52

HIST. Doctrine que Mussolini érigea en Italie en système politique et qui est caractérisée par la toute puissance de l'État (intervention de l'État dans l'économie, étatisation des appareils idéologiques, développement de l'appareil répressif dominé par la police politique, prépondérance de l'exécutif sur le législatif, etc.) et par l'exaltation du nationalisme. Montée du fascisme. Le fascisme d'aujourd'hui se voue tout entier à ce but bien matériel : sauver l'État bourgeois de la faillite. Il est évident que ceux qui poursuivent un tel objectif ne sauraient que s'entendre avec les capitalistes et devenir leur instrument (Humanité, 15 mai 1921, p. 3). La vertu secrète du fascisme à leurs yeux [des modérés], et même du nazisme, c'était de neutraliser les masses, de les rendre inoffensives (Mauriac, Nouv. Bloc-notes, 1961, p. 254).

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Chine : un dirigeant local exécuté pour corruption

Message par 6clopes le Ven 9 Juil - 11:47

source lefigaro.fr
Par Arnaud de La Grange
09/07/2010

L'ancien patron de la justice et de la police dans la mégapole de Chongqing aurait flirté avec la mafia.

La plus gigantesque opération antimafia jamais lancée en Chine, qui plus est dans la plus folle métropole chinoise - Chongqing et ses 32 millions d'habitants - a fait sa première victime. L'ancien chef de la justice et de la police de la ville, Wen Qiang, a été exécuté mercredi - par injection, ce qui est encore rare.

Ce petit homme rondelet de 55 ans est le plus haut cadre du Parti, parmi une centaine d'officiels, interpellés dans la «campagne contre les gangs noirs» lancée depuis un an dans la ville géante du Sud-Ouest. Plus de 3 300 personnes ont été arrêtées, des centaines poursuivies en justice, 63 syndicats du crime ont été démantelés et même une poignée de puissants milliardaires mis à terre.

Succession de 2012
Wen Qiang avait été condamné à mort au mois d'avril, pour corruption, protection de mafieux et viol. Durant les cinq jours de son procès, en février, il avait nié toute corruption, affirmant juste avoir reçu des «cadeaux» pour son anniversaire et les fêtes de fin d'année. Selon les juges, lui et sa femme auraient reçu des pots-de-vin, en espèces ou sous forme de biens, pour un montant de 12 millions de yuans (1,3 million d'euros). Et Wen Qiang aurait protégé plusieurs groupes mafieux. Il était d'ailleurs le beau-frère de Xie Caiping, surnommée la «Marraine du Chongqing souterrain», avec son réseau de casinos clandestins, condamnée à 18 ans de prison à l'automne dernier. Wen était aussi accusé d'avoir violé dans un hôtel une jeune étudiante en août 2007, après l'avoir enivrée.

Cette opération «mains propres» a tenu en haleine toute la Chine, par son ampleur mais aussi, et surtout, parce qu'elle est orchestrée par Bo Xilai, patron du Parti communiste de Chongqing et étoile montante de la vie politique chinoise. Cet ancien ministre du Commerce a opté pour une peu usuelle stratégie médiatique, aux forts relents populistes. En s'attaquant de manière spectaculaire aux liens entre mafieux et politiques, il a coupé l'herbe sous le pied aux dirigeants pékinois, forts de leur antienne de lutte anticorruption au sein du Parti. Pékin ne l'a d'ailleurs soutenu que du bout des lèvres. Cet activisme est à replacer dans le cadre de la succession de 2012. Bo Xilai peut prétendre à une place parmi les neuf membres du comité permanent du Politburo du Parti, le vrai cœur du pouvoir chinois. Sept de ses membres vont être renouvelés en 2012.

La survie du Parti
Le jour même de cette exécution, un autre procès très symbolique s'est ouvert à Xian, où un ancien ministre adjoint de la Sécurité publique, Zheng Shaodong, est aussi accusé de corruption et d'abus d'autorité pour influencer des enquêtes criminelles. Et le dernier domaine en date en proie à une grande opération nettoyage est celui des compagnies aériennes d'État.

La semaine dernière, on a ainsi appris que deux dirigeants de la compagnie Southern Airlines étaient détenus dans le cadre d'une vaste enquête visant le secteur du transport aérien, lancée fin 2009. Sept salariés de Southern Airlines sont déjà suspectés d'avoir reçu des pots-de-vin en échange du feu vert donné à de nouveaux itinéraires de vol et des créneaux horaires de décollage et d'atterrissage. Ont aussi été mis en cause le président de la société gérant l'aéroport de Pékin et le chef du département de l'aviation civile pour le nord de la Chine, Liu Yajun. Ce dernier s'est suicidé la semaine dernière, en se jetant sous un train.

Le président Hu Jintao a averti à plusieurs reprises que la lutte anticorruption était la condition principale de la survie du Parti. Mais ce combat paraît sans fin, dans un système où l'omnipotence des cadres locaux, sans contre-pouvoirs ni transparence, favorise mécaniquement une forte corruption.

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La riposte du pouvoir: en deux temps

Message par 6clopes le Sam 10 Juil - 17:49

Bettencourt : la banquière contredit l'ex-comptable
Par Cyrille Louis 09/07/2010

INFO LE FIGARO - Confrontée jeudi à Claire Thibout, Eva A. , la gestionnaire de grands comptes à la BNP, affirme ne jamais avoir entendu parler d'un retrait effectué à la demande de Patrice de Maistre pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Son témoignage fragilise indiscutablement les accusations portées par Claire Thibout. Jeudi, la commerciale chargée de gérer les comptes de Liliane Bettencourt à la BNP Paribas a été confrontée à l'ex-comptable dans les locaux de la brigade financière. Lors de cette audition, Eva A. a vigoureusement démenti avoir reçu, début 2007, un appel de Claire Thibout l'informant d'un important retrait d'espèces envisagé par le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy. « Je n'ai jamais reçu cet appel téléphonique de madame Thibout », peut-on lire sur le PV de confrontation. « Je suis formelle. »

Mercredi soir, devant les enquêteurs, Claire Thibout avait pourtant confirmé les accusations livrées en début de semaine. « Avant les élections présidentielles de 2007 », elle affirme avoir appelé Eva A. pour la mettre en garde contre les projets supposés de Patrice de Maistre. Selon elle, le gestionnaire de fortune envisageait alors de retirer 150 000 euros qu'il comptait remettre à Eric Woerth - ce que les deux hommes démentent. « Je suis certaine d'avoir appelé madame A. dans le cadre de cette demande de monsieur de Maistre, a expliqué Claire Thibout aux enquêteurs. Madame A. m'a effectivement précisé que ce n'était pas judicieux de dépasser le montant de mon accréditation car nous étions déjà à un niveau assez haut (50 000 euros) et que si nous dépassions ce montant, la BNP serait alors obligée de faire une déclaration à Tracfin. »

Réfutant cette version, Eva A. assure aux policiers : « Je n'ai jamais eu madame Thibout au téléphone pour une demande de dépassement du montant de l'accréditif, que ce soit en mars 2007 ou à une autre date». Plus loin, elle précise : « Il y a pu avoir, il y a quelques années, une demande ponctuelle dépassant de fait le montant de 50 000 euros hebdomadaires. Il s'agissait d'une demande exceptionnelle et toujours assujettie à un accord de l'agence Opéra, gestionnaire du compte. » Assurant avoir très souvent effectué d'important retraits d'espèces à la demande d'André et Liliane Bettencourt qui, dit-elle, finançaient largement des hommes politiques de droite, Claire Thibout indique au contraire : « Il m'est arrivé environ dix fois par an de solliciter un dépassement majeur de mon accréditation. Dans ce cas, je sollicitais monsieur J. ou madame O., de l'agence BNP avenue de la Grande Armée, qui, je pense, devrait prendre attache avec madame A. pour obtenir l'accord. »

Après la rétractation partielle engagée mercredi soir par Claire Thibout, le démenti de la banquière jette un peu plus le doute sur certaines des déclarations livrées par l'ex-comptable. Bien décidé à faire la lumière sur ces accusations, le procureur de Nanterre, Philippe Courroye devrait cependant ordonner l'audition d'autres témoins évoqués par l'ancienne employée de Liliane Bettencourt.
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Fillon dénonce les justiciers autoproclamés.
Par Bruno Jeudy / 09/07/2010 / Envoyé spécial à Dubrovnik (Croatie)

VIDÉO - En visite à Zagreb, le premier ministre évite d'emprunter le sillon ouvert par Xavier Bertrand ou de Christian Estrosi qui avaient dénoncé des «méthodes fascistes».

Sa riposte était prête. En arrivant en Croatie ce matin, François Fillon savait qu'il n'échapperait pas à une question sur les derniers rebondissements de l'affaire Bettencourt. Avant même qu'un des journalistes français ne l'interroge, le premier ministre a jeté un œil sur une petite fiche. «Ca fait trois jours que presque tous les médias relaient sans aucune précaution une accusation, dont tout indique qu'il s'agit d'une manipulation qui ne s'appuie sur aucun fait avéré, aucune preuve et même maintenant, semble-t-il, sur aucun témoignage.»

Le ton est grave. François Fillon ne cache pas son exaspération. La suite de sa réponse va prendre la forme d'une charge violente contre le site d'information Mediapart à l'origine de la majeure partie des révélations sur l'affaire Bettencourt. «La France est un Etat de droit. En France, la justice est indépendante. En France on n'a pas besoin de justiciers autoproclamés.» S'il ne cite pas son nom, François Fillon cible le fondateur de Mediapart le journaliste Edwy Plenel.

«La calomnie broie tout sur son passage»

En visite à Zagreb, le premier ministre pèse ses mots. Il tape fort mais évite d'emprunter le sillon ouvert par Xavier Bertrand ou de Christian Estrosi qui avaient dénoncé des «méthodes fascistes». François Fillon en profite pour adresser une mise en garde : « La calomnie va vite, broie tout sur son passage. Et ensuite, il faut du temps pour rétablir la vérité.» Le chef du gouvernement en appelle alors à la prudence et recommande aux journalistes de se «fixer une règle de conduite» en ne «recopiant pas n'importe quoi» et surtout en apportant des «preuves de ce que l'on avance».

Après sa longue réponse (ce fut la seule question), le premier ministre s'est excusé auprès de son homologue croate Jadranka Kosor pour cette question «bien éloignée» de la visite. La dirigeante croate, une ancienne journaliste très populaire dans son pays, a souri.

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Amusant !

Message par 6clopes le Sam 10 Juil - 18:57

Question: pourquoi la rédaction du figaro, proche du pouvoir dirons-nous en pinçant les lèvres, laisse-t-elle échapper le nom de la comptable qui incrimine l'entourage sarkozyste et pas celui de la banquière à laquelle elle fut confrontée et qui dénonça ses affirmations ? Car Eva A. n'est pas un témoin crédible et digne de bonne foi étant la soeur de Demaistre... La manipulation des foules, c'est pas compliqué. Sauf que depuis la généralisation de l'Internet, les gens n'ont jamais été aussi proche de l'info et... des sources pour la recouper... Ce que le pouvoir, dans sa bulle, ne comprend pas. Et nous dirons... tant mieux ! (p.d.)

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Pour la transparence démocratique: mettre en marche l'action judiciaire indépendante.

Message par 6clopes le Sam 10 Juil - 20:06

Quand va-t-on enfin confier ces enquêtes à un juge d'instruction ? Il ne s'agit pas d'une affaire anodine. Pour l'instant il ne s'agit que d'enquêtes dites "préliminaires", placées sous le seul contrôle du procureur Courroye et de sa hiérarchie dépendant de l'exécutif. L'enquête préliminiare bloque toute autre enquête judiciaire. Les enquêtes préliminaires ne sont pas contradictoires et se font sans la présence des avocats. En outre Philippe Courroye est partie prenante car cité personnellement, à tort ou à raison, dans les enregistrements. - A tout le moins, même dans le cadre d'une enquête préliminaire, l'affaire devrait être "dépaysée", c'est à dire confiée à un procureur non impliqué. Sinon toute la procédure pourra être contestée facilement, et si l'affaire est classée par un non lieu il y aura toujours suspicion d'enterrement politique.

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Re: Financement politique: affaire Bettencourt

Message par 6clopes le Jeu 22 Juil - 21:48


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Re: Financement politique: affaire Bettencourt

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