L'Eglise catholique dénonce l'utilisation contre le pape des scandales pédophiles

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L'Eglise catholique dénonce l'utilisation contre le pape des scandales pédophiles

Message par 6clopes le Sam 27 Mar - 16:20

lemonde.fr

Face aux attaques dont est l'objet le pape Benoît XVI au fil des révélations de nouveaux scandales de pédophilie au sein du clergé, notamment aux Etats-Unis et en Allemagne, l'Eglise catholique fait front. Ces derniers jours, les épiscopats européens et des responsables du Vatican ont apporté leur appui au pape.

Vendredi 26 mars, les évêques français lui ont adressé "un cordial message de soutien", déplorant "une campagne pour s'attaquer à [sa] personne". "Nous sommes confrontés à un problème qui concerne toute notre société et pas seulement l'Eglise", écrit par ailleurs le président de la conférence épiscopale Mgr André Vingt-Trois. "Nous aurions été intéressés de voir d'autres institutions faire un travail équivalent au nôtre", en termes de prévention et de formation.

Dans le quotidien britannique The Times, le même jour, le chef de l'Eglise catholique, d'Angleterre, Mgr Vincent Nichols a jugé "injustes" les accusations contre le pape, évoquant notamment la directive de 2001, qui demande aux évêques de faire remonter tous les cas de pédophilie à Rome.

"VOLONTÉ DE SALIR LE PAPE"

Le journal des évêques italiens Avvenire, a aussi dénoncé vendredi la "lapidation", "la frénétique volonté de salir le pape". Le président de la conférence épiscopale italienne, Mgr Angelo Bagnasco, avait déclaré, lundi 22 mars, que, si "elle ne redoute pas la vérité, aussi douloureuse et détestable soit-elle, l'Eglise n'accepte pas la généralisation des campagnes visant à la discréditer".

Mgr Tarcisio Bertone, le numéro deux du Vatican, a de même jugé que "certains cherchent à miner la confiance des fidèles en l'Eglise". Adjoint de Benoît XVI lorsque ce dernier était à la tête de la Congrégation de la doctrine de la foi de 1982 à 2005, Mgr Bertone a été mis en cause dans l'article du New York Times du 23 mars, qui a révélé qu'un prêtre coupable d'actes de pédophilie sur plusieurs dizaines d'enfants sourds avait échappé à toute sanction grâce au silence du Vatican. Le porte-parole du Vatican a souligné que la Congrégation n'avait été saisie de cette question qu'à la fin des années 1990, soit "deux décennies après les faits".

Le journal du Vatican, l'Osservatore Romano, a dénoncé le 24 mars "une ignoble tentative pour atteindre par tous les moyens le pape et ses plus proches conseillers", soulignant par ailleurs "la transparence, la fermeté et la sévérité" de la politique du pape actuel sur les affaires de pédophilie.

La situation de Benoît XVI est paradoxale : jamais avant lui un pape n'était allé aussi loin dans la dénonciation de ces "crimes ignobles": il a reçu des victimes d'abus sexuels aux Etats-Unis et en Australie et s'est déclaré prêt à de nouvelles rencontres; samedi 20 mars, dans sa Lettre aux catholiques d'Irlande, il a reconnu la responsabilité de la hiérarchie catholique, en l'occurrence irlandaise, dans l'étouffement des affaires; c'est lui aussi qui, en 2006, en rupture avec l'attitude de Jean Paul II, a pris le risque de fragiliser l'un des mouvements les plus dynamiques de l'Eglise, les Légionnaires du Christ, en demandant à son fondateur, le Père Marcial Maciel, coupable d'abus sexuels sur des séminaristes et sur ses propres enfant, de se retirer.

L'ampleur des abus révélés et l'intransigeance, depuis une quinzaine d'années, des opinions publiques face à ces crimes, ont amené le Vatican à réagir. S'il paraît improbable que Benoît XVI puisse classer ce dossier, il reste à savoir quelles réponses il peut apporter aux victimes, quelles sanctions il peut réserver aux coupables, et quel peut être son message pour restaurer la crédibilité de l'institution.

Stéphanie Le Bars
Article paru dans l'édition du 28.03.10

6clopes

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Fake ?

Message par 6clopes le Lun 29 Mar - 17:15

j'avais sorti cette image ailleurs il y a pas mal de temps, je n'en ai jamais trouvé ni l'origine ni les références, sinon qu'à présent on peut la retrouver sur un site "raélien" qui dénonce les actes pédocrim de l'Eglise catholique, eux-mêmes étant mis en cause pour leur pas si fameuse "méditation sensuelle", mais tjs "entre adultes consentants"... et sur un site wikipedia qui dénonce aussi la pedocrim...

6clopes

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Re: L'Eglise catholique dénonce l'utilisation contre le pape des scandales pédophiles

Message par grand lug le Mar 30 Mar - 19:55

larquin a écrit:
DIEU a dit ,la pipe au bois de boulogne,est aussi nocive que la pipe au benitier ,amen

grand lug

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Pédophilie : le sermon du prédicateur jugé « insultant »

Message par 6clopes le Sam 3 Avr - 14:30

3 avril 2010, 11:10

Le prédicateur du Vatican a choqué vendredi en assimilant les attaques dont l’Eglise est victime dans le cadre des scandales pédophiles à de l’antisémitisme.

Dans la tourmente des scandales de pédophilie, l’Eglise catholique a riposté avec vigueur vendredi à travers de multiples messages de soutien au pape, sous le feu d’attaques que le prédicateur du Vatican a comparé, de façon indirecte, à l’antisémitisme.

Toute la soirée du Vendredi Saint, des milliers de personnes ont assisté au pied du Colisée, dans le centre historique de Rome, au chemin de croix, qui commémore le martyre et la mort du Christ.

Comme l’an dernier, Benoît XVI, qui aura bientôt 83 ans, a présidé la célébration depuis la terrasse du Mont Palatin, face au Colisée, sans participer au parcours, et n’a pris la croix en bois qu’à la toute fin.

Pendant cette cérémonie retransmise en mondiovision dans une soixantaine de pays, le pape a appelé à l’espérance qui vient de la “lumière fulgurante de la résurrection”. Celle-ci “transforme tout” et fait que “de la trahison peut naître l’amitié, du désaveu, le pardon et de la haine, l’amour”, a-t-il dit.

“Nos échecs, nos déceptions, nos amertumes, qui semblent marquer l’écroulement de tout, sont illuminés par l’espérance”, a-t-il ajouté.

Auparavant, au cours de la liturgie de la Passion du Christ à la basilique Saint-Pierre, présidée par Benoît XVI, le père Raniero Cantalamessa a donné lecture d’une lettre de “solidarité” au pape et à l’Eglise, qu’il a dit avoir reçu récemment d’un “ami juif”.

“Je suis avec dégoût l’attaque violente et concentrique contre l’Eglise (et) le pape”, écrit l’auteur de la lettre cité par le prédicateur de la maison pontificale.

“L’utilisation du stéréotype, le passage de la responsabilité et de la faute personnelles à la faute collective me rappellent les aspects les plus honteux de l’antisémitisme”, poursuit-il.

Aux Etats-Unis, une association de victimes de prêtres pédophiles a jugé que ces déclarations constituaient “une insulte aussi bien pour les victimes d’agressions sexuelles que pour les juifs” tandis que le rabbin Gary Greenebaum, chargé des relations interreligieuses au sein de l’American Jewish Comittee, les a qualifiées de “malvenues”.

Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a déclaré à l’AFP qu’il s’agissait “d’une lettre lue par le prédicateur, et non pas de la position officielle du Vatican”.

Au cours de son sermon consacré à la violence, le père Cantalamessa avait affirmé auparavant qu’il ne parlerait pas de “celles infligées aux enfants dont se sont entâchés de façon infâme un nombre conséquent d’éléments du clergé”, car “on en parle déjà suffisamment en dehors d’ici”.

Au moment de célébrer Pâques, sa principale fête, l’Eglise catholique traverse l’une des périodes les plus délicates de son histoire, secouée par des scandales d’abus sexuels sur des mineurs commis par des prêtres et des religieux, souvent couverts par leur hiérarchie, en Europe et aux Etats-Unis.

Mais Benoît XVI a reçu vendredi de nombreux messages de solidarité.

L’Osservatore Romano, journal du Vatican, publie des lettres comme celle du Conseil épiscopal latino-américain (Celam) qui dénonce une campagne médiatique “fausse et calomnieuse” contre Benoît XVI.

Les évêques canadiens ont exprimé au pape “admiration et gratidude” et déploré que “l’attention des médias soit simplement concentrée sur l’Eglise malgré le fait que ses représentants ont agi de manière sage et responsable”.

En France, quelque 70 intellectuels ont appelé les médias à une “éthique de responsabilité” et rendu “hommage au pape de sa volonté de faire la lumière sur ces cas”, dans une lettre publiée sur internet (www.appelaverite.fr) et reprise par l’Osservatore Romano.

Le cardinal américain William Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a mis en avant “la dette de gratitude” envers Benoît XVI “pour avoir introduit les procédures qui ont aidé l’Eglise à agir face au scandale des abus sexuels”.

L’ancien chef de l’épiscopat italien, le très respecté cardinal Camillo Ruini, qui a rédigé les “méditations” lues à chaque station du chemin de croix, a reconnu que l’Eglise catholique “traversait une période de souffrance”.

“Une souffrance pour les fautes commises par les enfants de l’Eglise, en particulier les prêtres, et pour la volonté de s’en prendre à l’Eglise”, a estimé le prélat sur Radio Vatican.

A New York, une dizaine de victimes de prêtres pédophiles ont manifesté devant la cathédrale Saint Patrick, pendant la célébration de la liturgie du Vendredi Saint.

(D’après AFP)

6clopes

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"L'Eglise est menacée de devenir une sous-culture"

Message par 6clopes le Sam 3 Avr - 18:49

source: lemonde.fr

Archevêque de Poitiers, Mgr Albert Rouet est l'une des figures les plus libres de l'épiscopat français. Son ouvrage J'aimerais vous dire (Bayard, 2009) est un best-seller dans sa catégorie. Vendu à plus de 30 000 exemplaires, lauréat du Prix 2010 des lecteurs de La Procure, ce livre d'entretiens porte un regard assez critique sur l'Eglise catholique. A l'occasion de Pâques, Mgr Rouet livre ses réflexions sur l'actualité et son diagnostic sur son institution.

L'Eglise catholique est secouée depuis plusieurs mois par la révélation de scandales de pédophilie dans plusieurs pays européens. Cela vous a-t-il surpris ?

Je voudrais d'abord préciser une chose : pour qu'il y ait pédophilie, il faut deux conditions, une perversion profonde et un pouvoir. Cela signifie que tout système clos, idéalisé, sacralisé est un danger. Dès lors qu'une institution, y compris l'Eglise, s'érige en position de droit privé, s'estime en position de force, les dérives financières et sexuelles deviennent possibles. C'est ce que révèle cette crise, et cela nous oblige à revenir à l'Evangile ; la faiblesse du Christ est constitutive de la manière d'être de l'Eglise.

En France, l'Eglise n'a plus ce type de pouvoir ; cela explique qu'on est face à des fautes individuelles, graves et regrettables, mais que l'on ne connaît pas une systématisation de ces affaires.

Ces révélations surviennent après plusieurs crises, qui ont jalonné le pontificat de Benoît XVI. Qui malmène l'Eglise ?

Depuis quelque temps, l'Eglise est battue d'orages, externes et internes. On a un pape qui est plus théoricien qu'historien. Il est resté le professeur qui pense que quand un problème est bien posé, il est à moitié résolu. Mais dans la vie, ce n'est pas comme cela ; on se heurte à la complexité, à la résistance du réel. On le voit bien dans nos diocèses, on fait ce qu'on peut ! L'Eglise peine à se situer dans le monde tumultueux dans lequel elle se trouve aujourd'hui. C'est le coeur du problème.

Au-delà, deux choses me frappent dans la situation actuelle de l'Eglise. Aujourd'hui, on y constate un certain gel de la parole. Désormais, le moindre questionnement sur l'exégèse ou la morale est jugé blasphématoire. Questionner ne va plus de soi, et c'est dommage. Parallèlement, règne dans l'Eglise un climat de suspicion malsain. L'institution fait face à un centralisme romain, qui s'appuie sur tout un réseau de dénonciations. Certains courants passent leur temps à dénoncer les positions de tel ou tel évêque, à faire des dossiers contre l'un, à garder des fiches contre l'autre. Ces comportements s'intensifient avec Internet.

En outre, je note une évolution de l'Eglise parallèle à celle de notre société. Celle-ci veut plus de sécurité, plus de lois, celle-là plus d'identité, plus de décrets, plus de règlements. On se protège, on s'enferme, c'est le signe même d'un monde clos, c'est catastrophique !

En général, l'Eglise est un bon miroir de la société. Mais aujourd'hui, dans l'Eglise, les pressions identitaires sont particulièrement fortes. Tout un courant, qui ne réfléchit pas trop, a épousé une identité de revendication. Après la publication de caricatures dans la presse sur la pédophilie dans l'Eglise, j'ai eu des réactions dignes des intégristes islamistes sur les caricatures de Mahomet ! A vouloir paraître offensif, on se disqualifie.

Le président de la conférence épiscopale, Mgr André Vingt-Trois l'a redit à Lourdes le 26 mars : l'Eglise de France est marquée par la crise des vocations, la baisse de la transmission, la dilution de la présence chrétienne dans la société. Comment vivez-vous cette situation ?

J'essaie de prendre acte que nous sommes à la fin d'une époque. On est passés d'un christianisme d'habitude à un christianisme de conviction. Le christianisme s'était maintenu sur le fait qu'il s'était réservé le monopole de la gestion du sacré et des célébrations. Face aux nouvelles religions, à la sécularisation, les gens ne font plus appel à ce sacré.

Pour autant, peut-on dire que le papillon est "plus" ou "moins" que la chrysalide ? C'est autre chose. Donc, je ne raisonne pas en termes de dégénérescence ou d'abandon : nous sommes en train de muter. Il nous faut mesurer l'ampleur de cette mutation.

Prenez mon diocèse : il y a soixante-dix ans, il comptait 800 prêtres. Aujourd'hui il en a 200, mais il compte aussi 45 diacres et 10 000 personnes impliquées dans les 320 communautés locales que nous avons créées il y a quinze ans. C'est mieux. Il faut arrêter la pastorale de la SNCF. Il faut fermer des lignes et en ouvrir d'autres. Quand on s'adapte aux gens, à leur manière de vivre, à leurs horaires, la fréquentation augmente, y compris pour le catéchisme ! L'Eglise a cette capacité d'adaptation.

De quelle manière ?

Nous n'avons plus le personnel pour tenir un quadrillage de 36 000 paroisses. Soit l'on considère que c'est une misère dont il faut sortir à tout prix et alors on va resacraliser le prêtre ; soit on invente autre chose. La pauvreté de l'Eglise est une provocation à ouvrir de nouvelles portes. L'Eglise doit-elle s'appuyer sur ses clercs ou sur ses baptisés ? Pour ma part, je pense qu'il faut faire confiance aux laïques et arrêter de fonctionner sur la base d'un quadrillage médiéval. C'est une modification fondamentale. C'est un défi.

Ce défi suppose-t-il d'ouvrir le sacerdoce aux hommes mariés ?

Non et oui ! Non, car imaginez que demain je puisse ordonner dix hommes mariés, j'en connais, ce n'est pas ça qui manque. Je ne pourrais pas les payer. Ils devraient donc travailler et ne seraient disponibles que les week-ends pour les sacrements. On reviendrait alors à une image cultuelle du prêtre. Ce serait une fausse modernité.

Par contre, si on change la manière d'exercer le ministère, si son positionnement dans la communauté est autre, alors oui, on peut envisager l'ordination d'hommes mariés. Le prêtre ne doit plus être le patron de sa paroisse ; il doit soutenir les baptisés pour qu'ils deviennent des adultes dans la foi, les former, les empêcher de se replier sur eux-mêmes.

C'est à lui de leur rappeler que l'on est chrétien pour les autres, pas pour soi ; alors il présidera l'eucharistie comme un geste de fraternité. Si les laïques restent des mineurs, l'Eglise n'est pas crédible. Elle doit parler d'adulte à adulte.

Vous jugez que la parole de l'Eglise n'est plus adaptée au monde. Pourquoi ?

Avec la sécularisation, une "bulle spirituelle" se développe dans laquelle les mots flottent ; à commencer par le mot "spirituel" qui recouvre à peu près n'importe quelle marchandise. Il est donc important de donner aux chrétiens les moyens d'identifier et d'exprimer les éléments de leur foi. Il ne s'agit pas de répéter une doctrine officielle mais de leur permettre de dire librement leur propre adhésion.

C'est souvent notre manière de parler qui ne fonctionne pas. Il faut descendre de la montagne et descendre dans la plaine, humblement. Pour cela il faut un énorme travail de formation. Car la foi était devenue ce dont on ne parlait pas entre chrétiens.

Quelle est votre plus grande inquiétude pour l'Eglise ?

Le danger est réel. L'Eglise est menacée de devenir une sous-culture. Ma génération était attachée à l'inculturation, la plongée dans la société. Aujourd'hui, le risque est que les chrétiens se durcissent entre eux, tout simplement parce qu'ils ont l'impression d'être face à un monde d'incompréhension. Mais ce n'est pas en accusant la société de tous les maux qu'on éclaire les gens. Au contraire, il faut une immense miséricorde pour ce monde où des millions de gens meurent de faim. C'est à nous d'apprivoiser le monde et c'est à nous de nous rendre aimables.

Propos recueillis par Stéphanie Le Bars

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Pédophilie : pour Pâques, l’Eglise resserre les rangs autour du pape

Message par 6clopes le Dim 4 Avr - 15:51

source: lesoir.be / AFP / dimanche 04 avril 2010

L’Eglise catholique, éclaboussée par les scandales de pédophilie, a resserré les rangs dimanche autour du pape qui a prononcé la traditionnelle bénédiction de Pâques « urbi et orbi » au Vatican en se concentrant sur les conflits en cours, notamment au Moyen-Orient et en Afrique.



« L’Eglise est avec vous ! », a assuré au pape le doyen des cardinaux, Mgr Angelo Sodano, dans un message de voeu pascal tout à fait exceptionnel, lancé juste avant la messe présidée par Benoît XVI.

« Avec vous les cardinaux, vos collaborateurs de la Curie romaine. Avec vous les confrères évêques éparpillés de par le monde. Particulièrement avec vous en ces jours les 400.000 prêtres qui servent généreusement le peuple de Dieu », a affirmé le cardinal.

Depuis plusieurs mois, l’Eglise est touchée par une cascade de scandales révélés en Europe, particulièrement en Irlande. Son chef lui-même a été éclaboussé récemment, accusé dans la presse d’Allemagne, son pays natal, et des Etats-Unis d’avoir couvert des prêtres pédophiles quand il était archevêque à Munich puis lorsqu’il était à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi avant de devenir pape en 2005.

En prononçant sa bénédiction « urbi et orbi » (« à la ville et au monde ») depuis le balcon de la basilique, le pape a affirmé que face à une crise « profonde », l’humanité a « besoin » d’une « conversion spirituelle et morale » et de « changements profonds à commencer par celui de la conscience ».

Mais Benoît XVI n’a pas fait d’allusion aux scandales en cours, devant la foule de fidèles massés sous la pluie place Saint-Pierre et qui l’ont acclamé avec ferveur, certains brandissant des pancartes comme « l’immaculée vaincra ». Dans un message prononcé en 65 langues, deux de plus que l’an dernier (islandais et kazakh), il a appelé à la paix au Moyen-Orient, notamment en Terre Sainte et en Irak, ainsi qu’en Afrique, particulièrement en République démocratique du Congo, en Guinée et au Nigeria.

Le pape a également évoqué les pays latino-américains et des Caraïbes « touchés par une dangereuse recrudescence des crimes liés au trafic de la drogue », ainsi que Haïti et le Chili, dévastés par des séismes. Il s’est aussi inquiété du sort des « chrétiens qui à cause de leur foi souffrent la persécution et même la mort », citant particulièrement le Pakistan.

La semaine pascale, qui commémore pour les catholiques le martyre, la mort et la résurrection du Christ, s’est déroulée au moment où l’Eglise traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire.

Déjà ternie par les scandales de pédophilie, elle a été marquée par une polémique supplémentaire vendredi soir, lorsque le prédicateur du Vatican a dressé indirectement un parallèle entre l’antisémitisme et les attaques visant l’Eglise et Benoît XVI.

Le Vatican a immédiatement pris ses distances, soulignant qu’il ne s’agissait pas de sa position officielle. Mais devant le tollé suscité par ses propos, le père Raniero Cantalamessa a présenté ses excuses. « Si j’ai contre ma volonté heurté la sensibilité des juifs et des victimes de la pédophilie, je le regrette sincèrement et je m’en excuse en réaffirmant ma solidarité avec les uns et les autres », a-t-il déclaré au Corriere della Sera.

Toute la semaine, les medias du Saint-Siège, l’Osservatore Romano et Radio Vatican, ont publié des messages de soutien au pape et à l’Eglise face à « une propagande grossière contre le pape et les catholiques », voire « une machination ».

De son côté, le cardinal français Roger Etchegaray a appelé l’Eglise à faire « le ménage » et « remplir sa mission », « sans se laisser intimider » et « sans craindre les ennemis ». Dans le même esprit, le chef des évêques allemands, Mgr Robert Zollitsch, a estimé samedi soir dans son message de Pâques qu’il fallait examiner « les côtés obscurs de l’Eglise ».

(d’après AFP)

6clopes

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Pédophilie dans l'Eglise: la polémique enfle

Message par Invité le Dim 4 Avr - 19:42



A Dublin, la messe de Pâques a été perturbée.

Un petit groupe de personnes a cherché à interrompre la messe de Pâques dimanche à la cathédrale de Dublin, en tentant de poser sur l'autel des chaussures d'enfants censées représenter les victimes des abus commis par des prêtres pédophiles en Irlande, a rapporté la RTE.

Un petit groupe de manifestants rassemblés devant la cathédrale a placé ces chaussures symbolisant les victimes sur les grilles extérieures. Certains ont cherché à pénétrer dans la cathédrale pour aller déposer les souliers près de l'autel, mais la plupart ont été refoulés, a annoncé la radio-télévision publique irlandaise.

Pancartes
L'archevêque de Dublin, Diarmuid Martin, a été chahuté par des victimes et des proches en pénétrant dans la cathédrale, selon la même source. Certains manifestants brandissaient des pancartes affirmant notamment: "L'Eglise catholique viole, abuse, détruit des enfants et étouffe (le scandale), étouffe, étouffe".

Des rapports ont révélé comment l'Eglise catholique d'Irlande avait protégé des prêtres ayant commis des abus sexuels sur des centaines d'enfants pendant plusieurs décennies, dont le dernier en date, publié en novembre 2009, concernait le diocèse de Dublin.

Démissions
Plusieurs évêques ou évêques-auxiliaires irlandais accusés de ne pas avoir dénoncé ces comportements ont présenté leur démission. Le primat d'Irlande, le cardinal Sean Brady, a dû présenter des excuses en mars, l'Eglise ayant admis qu'il avait participé à des réunions en 1975 au cours desquelles des victimes présumées ont été convaincues de signer des promesses de silence. (belga)

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Le pape et l'église catholique romaine sont en pleine décadence

Message par Agardunor le Dim 4 Avr - 21:00

En pleine décadence ! Le pape et l'église catholique romaine sont en pleine décadence. Poursuivi par des scandales à répétition tels pédophilie, prêtres avec maîtresses, discours rétrogrades sur le préservatif, complicités avec des dictatures etc... ils ont de surcroît "élu" un pape sans charisme et conservateur à l'extrême et ancien des jeunesses nazies. Du côté chrétien le Vatican se fait manger par les églises évangéliques qui recrutent à tour de bras et du côté religions en général l'islam prend de plus en plus d'importance. Une guerre de religions est bien en cours pour se partager le gâteau des croyances et autres superstitions.

Agardunor

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Re: L'Eglise catholique dénonce l'utilisation contre le pape des scandales pédophiles

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